Pourquoi c’est important : l’Europe accélère le rythme auquel elle investit de l’argent dans des percées technologiques potentielles. Le nouveau cycle de financement n’est pas une loi sur les puces, mais il fournira de nouveaux investissements à de nombreuses entreprises intéressées à faire des affaires (et à créer des technologies de pointe) sur le Vieux Continent.
La Commission européenne a approuvé une nouvelle série de financements publics liés à la technologie, fournissant 8,1 milliards d’euros (environ 8,7 milliards de dollars) pour des projets de microélectronique et de communication conçus pour apporter l’innovation et les technologies de pointe sur le marché européen.
Le dernier support public en provenance de Bruxelles est lié à des projets désignés comme « Projet important d’intérêt européen commun » ou PIIEC, qui incluent des innovations potentielles dans les hautes technologies et l’informatique. Pour être éligible à l’IPCEI, un projet de l’UE doit avoir un impact significatif sur les marchés de l’énergie et l’intégration des marchés dans au moins deux États de l’UE, doit stimuler la concurrence et accroître l’utilisation des énergies renouvelables.
La Commission européenne déclare que l’initiative de financement de 8,1 milliards d’euros apportera une aide à 68 projets qui font partie du programme IPCEI, avec des entreprises très ambitieuses qui visent à développer des technologies qui « vont au-delà de ce que le marché offre actuellement ». Au total, 56 entreprises recevront l’argent de l’Europe, y compris des petites et moyennes entreprises (PME), des start-ups, des géants technologiques d’envergure mondiale, tels que GlobalFoundries, Bosch, Renault, STMicroelectronics et bien d’autres.

Les entreprises susmentionnées seront impliquées dans des projets liés à la recherche et au développement de matériaux et d’outils, aux processus de conception et de fabrication de puces, aux technologies de communication mobile 5G/6G, à la conduite autonome et, bien sûr, à l’inévitable lot d’entreprises d’intelligence artificielle et d’informatique quantique.
L’investissement de 8,1 milliards d’euros sera fourni par les 14 pays de l’UE suivants : Italie, Autriche, République tchèque, Finlande, France, Allemagne, Grèce, Irlande, Malte, Pays-Bas, Pologne, Roumanie, Slovaquie et Espagne. Les autorités bruxelloises pensent que le financement public attirera encore plus d’investissements du secteur privé, avec une aide supplémentaire de 13,7 milliards d’euros. Les premiers produits réels issus des 68 projets PIIEC innovants devraient arriver sur le marché dès 2025, tandis que l’initiative globale de financement devrait être achevée d’ici 2032.
Margrethe Vestager, vice-présidente exécutive chargée de la politique de concurrence de l’UE, a déclaré que l’innovation est essentielle mais qu’elle peut s’accompagner de « risques que le marché seul n’est pas prêt à prendre ». L’Europe a déjà montré qu’elle envisageait désormais sérieusement la question avec la loi sur les puces de l’UE précédemment approuvée, et le nouveau cycle de financement est conçu pour investir davantage dans le « leadership technologique et industriel » de l’Europe dans les semi-conducteurs et la haute technologie.
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