James Webb vient de découvrir des nuages d’eau où on ne s’y attendait pas : à 12 années-lumière !

James Webb vient de découvrir des nuages d'eau où on ne s'y attendait pas : à 12 années-lumière !

Une découverte fascinante du télescope spatial James Webb révèle la présence de nuages d’eau sur un exoplanète, remettant en question nos connaissances sur les atmosphères planétaires. Ce phénomène pourrait avoir des implications significatives pour l’étude de l’habitabilité dans d’autres systèmes solaires.

Le télescope spatial James Webb a détecté des nuages d’eau là où cela semblait improbable, à 12 années-lumière, sur un géant gazeux qui surpasse Jupiter. Que nous enseigne cette découverte?

James Webb vient de decouvrir des nuages deau ou on

Il s’agit d’un planète nuageuse ressemblant à Jupiter, mais avec des nuages beaucoup plus semblables à ceux de la Terre.

Bien que les nuages puissent parfois gâcher une journée ensoleillée, sans eux, notre planète serait bien moins accueillante. La découverte du télescope spatial James Webb sur un exoplanète distant de 12 années-lumière présente donc un intérêt certain.

Un géant gazeux avec des caractéristiques inattendues

Epsilon Indi Ab est un géant gazeux plus grand que Jupiter, situé dans un système stellaire composé de deux naines brunes et d’une étoile de type K.

On sait que ce planète possède des nuages dans son atmosphère, similaires à ceux de Jupiter. Compte tenu de ces similarités, on aurait pu anticiper que la composition des nuages soit également analogue.

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Epsilon Indi A b est un exoplanète géant gazeux orbitant autour d’une étoile de type K. Il possède une masse 3,25 fois supérieure à celle de Jupiter et met 45,2 ans pour compléter une orbite autour de son étoile, se trouvant à 11,55 UA de celle-ci. Sa découverte a été annoncée en 2019.

Des nuages différents de ceux de Jupiter

Les nuages de Jupiter sont essentiellement composés d’ammoniac. Cependant, une analyse des nuages d’Epsilon Indi Ab à l’aide du James Webb a révélé une quasi-absence d’ammoniac.

Ils sont principalement constitués d’eau glacée, semblable à celle que nous avons sur Terre.

Ce exoplanète Epsilon Indi Ab se situe à une distance de sa star comparable à celle séparant Uranus de notre soleil. Uranus est un planète très froid pour des raisons évidentes. Cependant, Epsilon Indi Ab est bien plus grand et jeune, conservant donc une partie du chaleur issue de sa formation.

Bien qu’il n’y ait pas de valeur précise, on estime qu’il pourrait avoir une température moyenne d’environ 0 ºC. Cela peut sembler froid pour nous sur Terre sans manteau, mais pour une planète aussi éloignée de sa star, c’est relativement chaud. Ce chaleur est émise sous forme de radiation infrarouge, et c’est ici que les choses deviennent fascinantes.

Comment le James Webb a effectué la découverte

Le télescope spatial James Webb possède une grande capacité pour détecter et mesurer la lumière infrarouge. Cela lui a permis d’analyser ces nuages. Tout d’abord, le processus a consisté à bloquer la lumière de l’étoile. Sinon, celle-ci aurait interféré avec la radiation infrarouge émise par la planète, rendant une analyse appropriée impossible.

Une fois cette lumière bloquée, des filtres ont été utilisés pour capter la lumière à 10,6 et 11,3 μm, concentrant l’observation sur la radiation du planète dans les intervalles pertinents.

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L’étude de la lumière infrarouge nous aide également à examiner le passé, jusqu’aux origines de tout. Grâce à un processus appelé « décalage vers le rouge cosmologique », la lumière est « étirée » à mesure que l’univers se dilate, amenant la lumière des étoiles, émise à des longueurs d’onde plus courtes telles que l’ultraviolet et la lumière visible, à être « étirées » vers des longueurs d’onde infrarouges.

La piste déterminante : l’absence d’ammoniac

On sait que des cristaux d’ammoniac bloquent la lumière à 10,6 μm lorsqu’elle les traverse. Si les nuages de cet exoplanète ressemblaient à ceux de Jupiter, un blocage significatif aurait été observé à cette longueur d’onde. Cependant, ce ne fut pas le cas.

Une autre substance devait être présente. En analysant les filtres de 11,3 μm et en observant une légère émission de lumière à 3 et 5 μm, il a été conclu que cette substance est l’eau. Les cristaux dans les nuages d’Epsilon Indi Ab sont de l’eau gelée, tout comme sur Terre.

Un pas significatif dans la recherche de planètes habitables

Étant donné que les nuages d’eau jouent un rôle crucial dans l’habitabilité d’une planète, cette découverte illustre la capacité du James Webb à évaluer un facteur essentiel dans la recherche d’analogues de la Terre au-delà de notre système solaire.

Il est intéressant de remarquer que, selon les récentes déclarations de la NASA, le télescope spatial Roman, dont le lancement est prévu pour septembre, pourrait venir s’ajouter au James Webb, fournissant des résultats encore plus précis.

Nous pourrions être à l’aube de la combinaison parfaite pour localiser le planète tant recherché.