Le 11 mars 2026, la sonde spatiale Van Allen Probe A de la NASA a plongé de manière incontrôlée dans l’océan Pacifique. La Force Spatiale des États-Unis a suivi attentivement sa trajectoire jusqu’à ce qu’elle disparaisse dans les eaux à l’ouest des îles Galápagos. Cet événement marque la fin d’une mission essentielle pour l’exploration spatiale.
Bien que la NASA n’ait pas anticipé ce dénouement, la situation était relativement sous contrôle. Les ingénieurs savaient que presque toute la sonde se désintégrerait en pénétrant dans l’atmosphère terrestre à grande vitesse. Le risque qu’un fragment touche une personne restait très faible : seulement une chance sur 4 200.
Une chute due à l’activité solaire
Pour remettre en contexte, la NASA avait lancé cette sonde en 2012, aux côtés de sa jumelle, la sonde B. Leur mission était loin d’être banale ; elles avaient pour tâche d’explorer les ceintures de radiations de Van Allen entourant notre planète. Pendant sept ans, elles ont survécu à des niveaux extrêmes de radiations tout en envoyant des données révolutionnaires sur le champ magnétique terrestre. Leur fonction a pris fin en 2019, lorsque leurs réservoirs de carburant se sont vidés.
Étonnamment, la sonde ne devait pas encore tomber. Les prévisions indiquaient qu’elle continuerait à orbiter jusqu’en 2034. Cependant, l’augmentation de l’activité solaire a provoqué une « inflation » des couches supérieures de l’atmosphère, ce qui a accru la résistance aérodynamique, entraînant ainsi la Van Allen Probe A vers la Terre. En revanche, sa jumelle demeure en orbite inactive et devrait survivre au moins jusqu’en 2030. Estimer le moment et le lieu de la chute de ces engins est un exercice complexe. Comme l’a souligné le scientifique hollandais Marco Langbroek, prédire tout réengagement est déjà un défi, mais pour ces sondes, cela s’avère encore plus ardu.
