La technique étonnante et risquée de pêche au piranha au Venezuela : une vidéo saisissante

La technique de pêche traditionnelle au piranha au Venezuela. Crédit : Instagram/notiprendadigital.com

Dans une écozone riche en biodiversité, des pêcheurs pratiquent une méthode audacieuse pour capturer le piranha. Utilisant des morceaux de viande en guise d’appât, ils affrontent des poissons redoutables dans les eaux tumultueuses, mêlant tradition et danger avec une précision remarquable qui attire de plus en plus l’attention.

La technique de pêche traditionnelle au piranha au Venezuela. Crédit : Instagram/notiprendadigital.com

La technique de pêche traditionnelle au piranha au Venezuela. Crédit : Instagram/notiprendadigital.com

Au nord du vaste fleuve Orinoco, le deuxième en importance en Amérique du Sud après le Rio des Amazones, s’étend une vaste écozone connue sous le nom de Los Llanos, une plaine riche en rivières et marécages. L’un des tributaires de l’Orinoco, le Río Apure, traverse le cœur de l’Venezuela occidental, donnant son nom à l’État. Ici, les pêcheurs perpétuent une technique de pêche traditionnelle à la fois risquée et impressionnante, impliquant les redoutables piranhas. Dans les eaux troubles du Río Apure, ces poissons sont particulièrement nombreux et représentent un risque potentiel pour quiconque se retrouve dans l’eau. Le piranha appelé Pygocentrus cariba, localement connu sous le nom de caribe, est l’une des deux espèces présentes dans le fleuve (avec Pygocentrus palometa) et est réputé pour son comportement agressif et territorial dans certaines conditions.

Les plus gros spécimens de caribe atteignent les 35 centimètres de longueur et possèdent des dents triangulaires, aigües et acérées comme des lames de chirurgien, accompagnées d’une puissante musculature. Il a été observé que ces poissons se regroupent sous les nids d’oiseaux – comme les hérons – attendent qu’un poulet (ou même un adulte) tombe dans l’eau ; lors de cet événement, l’oiseau n’a aucune chance. Il est déchiqueté et dévoré en quelques instants lors d’une frenzy alimentaire qui a inspiré des films d’horreur. En plus de jouer un rôle crucial dans l’écosystème des Los Llanos, ces poissons représentent une précieuse source de nourriture pour les communautés locales. Les pêcheurs vénézuéliens ont appris à utiliser l’agressivité iconique des piranhas à leur avantage, adoptant une méthode de capture à la fois risquée et spectaculaire.

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La pêche traditionnelle au caribe ne nécessite ni canne, ni filets, ni autres dispositifs “internationaux”, mais de gros morceaux de viande (souvent des côtes de bœuf). Les pêcheurs, à bord de longues canoës, lorsqu’ils atteignent le bon endroit – parfois à proximité de la rive – montent pieds nus sur les bords étroits de leur embarcation, gardant l’équilibre avec un pied de chaque côté. Dans cette posture d’équilibristes, ils plongent le morceau de viande dans l’eau, déclenchant la frenzy alimentaire. Les piranhas sont si agressifs que l’eau semble bouillir à quelques centimètres des pieds de l’homme. L’attaque est si fulgurante qu’elle produit un bruit impressionnant. Après quelques secondes, le pêcheur retire le morceau de viande, accrochés à de nombreux piranhas, qui sont hissés à bord de l’embarcation. Ils ne sont pas placés dans un conteneur : la canoë elle-même sert de seau, comme le montrent les images incroyables des vidéos jointes à l’article. Le pêcheur est ainsi contraint de maintenir un équilibre précaire sur les bords de la canoë, risquant d’être dévoré s’il tombait à l’eau ou de subir de graves blessures s’il mettait les pieds à l’intérieur de son bateau. Généralement, les pêcheurs sont toujours accompagnés et assistés par d’autres collègues prêts à intervenir.

Pour rendre l’expérience encore plus surréaliste, l’opération de hisser les poissons voraces se répète plusieurs fois, l’embarcation commençant presque à s’enfoncer sous le poids de l’eau et des piranhas accumulés à l’intérieur. Cela fait rapprocher encore plus les membres du pêcheur de la surface du Río Apure, augmentant le risque de chutes et de morsures de caribe. La technique est si extrême qu’elle a provoqué la viralité de plusieurs vidéos sur les réseaux sociaux. De plus, cette pratique est devenue une sorte d’attraction touristique, les pêcheurs vénézuéliens la présentant aux spectateurs pour mettre en avant l’agressivité des caribes.

Aucun incident n’est connu concernant les pêcheurs vénézuéliens, mais récemment une tragédie a frappé une fillette de seulement deux ans. La petite, nommée Clara Vitoria, est tombée d’une ouverture de la maison flottante où elle vivait avec sa famille, dans l’État d’Amazonas au Bresil. L’attaque des piranhas a été immédiate et fatale. En 2023, huit personnes ont immergé leurs jambes dans le Rio des Amazones et ont été attaquées par un grand groupe de ces poissons, subissant de graves blessures aux membres inférieurs. Clairement, les piranhas n’ont aucune responsabilité, se trouvant dans leur environnement naturel et agissant comme d’efficaces prédateurs sociaux.