Une récente étude met en lumière l’efficacité d’une nouvelle pilule, l’orforglipron, dans le traitement du diabète de type 2 et de l’obésité. Ce médicament, développé par Eli Lilly, surpasserait la semaglutide en réduction de la glycémie et en perte de poids, offrant ainsi une option prometteuse pour les patients.

Une étude de Phase 3 publiée dans The Lancet révèle qu’une nouvelle pilule pour lutter contre le diabète de type 2 et l’obésité est plus efficace que la semaglutide, un des traitements de nouvelle génération les plus prescrits pour la perte de poids et le contrôle de la glycémie. L’orforglipron, développé par la société pharmaceutique américaine Eli Lilly, fait partie des agonistes du peptide 1 similaire au glucagon (GLP-1). Cette classe de médicaments imite l’action d’un hormone qui stimule la libération d’insuline, diminue l’appétit, ralentit le transit alimentaire et augmente la sensation de satiété, ce qui entraîne une réduction de l’apport calorique et une perte de poids significative. Ces médicaments peuvent amener à perdre même dizaines de kilogrammes.
Un équipe de chercheurs international a déterminé que l’orforglipron surpassait la semaglutide dans le traitement du diabète de type 2 et de l’obésité. Ce groupe, dirigé par des scientifiques du Southwestern Medical Center de l’Université du Texas, a collaboré avec plusieurs instituts incluant le département de diabète, endocrinologie et nutrition de l’Université de Kyoto au Japon, ainsi que d’autres établissements. Les chercheurs ont inclus des financements de la société Eli Lilly dans leur étude. L’équipe a évalué l’efficacité de l’orforglipron par rapport à celle de la semaglutide dans un essai multicentrique, randomisé et ouvert impliquant environ 1.700 participants. Ce processus de recherche est connu sous le nom d’essai ACHIEVE 3.
Les participants, suivis pendant 52 semaines entre septembre 2022 et août 2025, étaient tous des adultes (18 ans minimum) souffrant de diabète de type 2 non contrôlé avec metformine (≥1500 mg par jour). Leurs niveaux d’hémoglobine glyquée (HbA1c) se situlaient entre 7,0 et 10,5 pour cent et avaient un indice de masse corporelle (IMC) d’au moins 25 kg/m². Les sujets ont été recrutés dans plusieurs centres de recherche et hôpitaux en Asie (Chine et Japon) ainsi qu’en Amérique (Argentine, Mexique et États-Unis). Ils ont été répartis aléatoirement en quatre groupes recevant différents traitements : orforglipron à des doses de 36 ou 12 milligrammes, et semaglutide à des doses de 14 ou 7 milligrammes. La prise de pilules était quotidienne et l’orforglipron ne devait pas être pris à jeun.
L’analyse des données a montré que l’orforglipron avait non seulement réduit la glycémie de manière plus significative (-1,71% et -1,91% contre -1,23% et -1,47% pour la semaglutide), mais avait également entraîné une plus grande perte de poids chez les participants, atteignant 6-8 pour cent par rapport à 4-5 pour cent. Bien que l’efficacité soit supérieure, la pilule d’Eli Lilly est généralement bien tolérée et présente un profil d’effets secondaires comparable à celui d’autres médicaments GLP-1, elle a vu près du double des participants abandonner le traitement en raison d’effets indésirables, notamment des troubles gastro-intestinaux (9-10 pour cent d’abandons contre 4-5 pour cent). De plus, une augmentation de la fréquence cardiaque a été observée chez les patients traités avec l’orforglipron.
Les médicaments GLP-1 peuvent provoquer des réactions adverses rares mais graves, telles que la cécité soudaine et la pancréatite aiguë, d’où la nécessité d’une surveillance médicale stricte lors de leur utilisation. Compte tenu des résultats prometteurs obtenus, il est probable que ce nouveau médicament sera soumis aux autorités réglementaires compétentes (FDA et EMA) pour approbation commerciale, une action qui pourrait intervenir d’ici la fin de l’année. Les résultats de l’étude intitulée “Efficacy and safety of once-daily oral orforglipron compared with oral semaglutide in adults with type 2 diabetes (ACHIEVE-3): a multinational, multicenter, non-inferiority, open-label, randomised, phase 3 trial” ont été publiés dans la revue scientifique reconnue The Lancet.