Adopter ces deux pratiques simples pourrait réduire le risque de SLA : une étude auprès de 500 000 personnes

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Un récent constat met en lumière le lien entre un rythme de vie matinal et une activité physique régulière, associés à une baisse notable du risque de développer la sclérose latérale amyotrophique (SLA). Ces habitudes quotidiennes semblent offrir un moyen d’améliorer la sécurité sanitaire face à cette pathologie.

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Une étude récente a révélé qu’être matinal et pratiquer une activité physique réduit significativement le risque de développer la sclérose latérale amyotrophique (SLA). Selon la Mayo Clinic, il s’agit d’une maladie neurologique touchant les cellules nerveuses du cerveau et de la moelle épinière. Orphanet précise que cette pathologie neurodégénérative, également appelée maladie de Charcot ou maladie de Lou Gehrig, est caractérisée par une paralysie musculaire progressive due à la dégradation des neurones moteurs.

On estime qu’il y a environ un nouveau cas pour 50 000 habitants chaque année, avec une apparition sporadique à un âge moyen de 60 ans. La SLA est considérée comme la principale maladie des motoneurones. Les symptômes incluent une faiblesse musculaire, des problèmes de motricité, des difficultés à parler, à manger et à respirer, et finalement la paralysie. Il n’existe pas de traitement curatif, et la plupart des patients décèdent entre deux et cinq ans après le diagnostic. Étant donné la gravité de la maladie, il est encourageant de constater que certaines habitudes quotidiennes peuvent diminuer le risque de la développer.

Une équipe de chercheurs de l’Université de Zhejiang à Hangzhou a établi ce lien en analysant des données de plus de 500 000 individus suivis pendant une période médiane de 14 ans. L’âge moyen des participants était de 57 ans, correspondant à l’âge auquel la SLA est généralement diagnostiquée. Cette étude est d’autant plus significative après la récente perte d’Eric Dane, acteur de Grey’s Anatomy, qui avait révélé sa maladie l’année précédente.

Au cours de l’étude, 675 personnes, soit 0,14 % du total, ont été diagnostiquées avec la SLA. Les participants ont rempli de nombreux questionnaires concernant leurs habitudes alimentaires, leur mode de vie et des facteurs sociodémographiques, permettant ainsi aux chercheurs d’explorer des associations potentielles avec le risque de SLA. Il est important de noter qu’il ne s’agit que d’une étude d’association, sans lien de cause à effet établi. Néanmoins, les résultats sont basés sur des fondations statistiques solides et méritent d’être approfondis.

Les personnes ayant un rythme de vie matinal et celles qui s’engagent dans une activité physique ont montré une protection accrue contre la SLA. Les matinales sont définies comme celles qui se couchent et se lèvent tôt, tandis que les noctambules, caractérisés par un rythme de vie en soirée, se lèvent et se couchent tard. Les chercheurs ont identifié 277 620 matinales et 166 361 noctambules dans l’étude (environ 60 000 personnes n’ont pas pu être classées par chronotype). Sur la durée de l’étude, 350 matinales et 237 noctambules ont développé la SLA. Après analyse des données en tenant compte de facteurs comme l’âge, le sexe et l’indice de masse corporelle, les matinales semblent avoir un risque réduit de 20 % de contracter la maladie par rapport aux noctambules. De plus, ceux qui dorment entre 6 et 8 heures par nuit présentent également un risque inférieur par rapport à ceux dormant moins ou plus.

Concernant l’activité physique, les chercheurs se sont basés sur le dépense énergétique, exprimée en MET (équivalents métaboliques). Par exemple, un exercice intense comme le cyclisme ou la course équivalait à 8,0 MET, tandis que la marche valait 3,3 MET. En moyenne, les participants réalisaient 2 645 MET-minutes par semaine. L’analyse a montré que ceux atteignant au moins 600 MET par semaine avaient un risque réduit de SLA de 26 %. L’association d’un mode de vie actif et matinal était donc liée à une réduction significative du risque de développer cette maladie neurodégénérative. « Notre étude a révélé qu’un sommeil adapté aux horaires diurnes, couplé à une activité physique accrue, est corrélé à une diminution du risque de SLA », mentionne l’un des chercheurs, tout en soulignant la nécessité de nouvelles investigations pour mieux comprendre ces liens. Promouvoir des modes de vie sains pourrait donc représenter une stratégie potentielle pour réduire le risque de SLA.

Une autre étude réalisée par des chercheurs de l’Institut Karolinska en Suède a montré qu’une exposition prolongée à la pollution de l’air est associée à un risque accru de maladies du motoneurone, y compris la SLA, pouvant atteindre 30 %. De plus, des chercheurs canadiens de l’Université de Sherbrooke ont établi un lien fort entre la SLA et l’exposition au dioxyde de soufre (SO₂), un des polluants atmosphériques les plus courants. Les détails de cette recherche seront présentés lors du 78e congrès annuel de l’American Academy of Neurology, prévu du 18 au 22 avril 2026 à Chicago (États-Unis).