Un nouveau rapport a révélé les raisons de la puissance inouïe du tremblement de terre de 2011 au Japon, soulignant le rôle crucial d’un affaissement. Des recherches approfondies sur les caractéristiques géologiques de la région offrent des perspectives nouvelles sur les mécanismes de ces catastrophes.

L’aéroport de Sendai après le tremblement de terre et le tsunami de 2011.
Le tremblement de terre de 9.1 qui a frappé le Japon le 11 mars 2011, connu sous le nom de tremblement de terre et tsunami de Tōhoku, a été reconnu comme le désastre naturel le plus coûteux de l’histoire. Outre l’impact sur la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi et la fusion des réacteurs, cette tragédie a entraîné près de 20 000 morts et plus de 120 000 bâtiments détruits, avec des dégâts estimés à 360 milliards de dollars. Les cicatrices laissées par cet événement sont toujours présentes chez la population japonaise.
Un nouveau travail de recherche a enfin expliqué pourquoi cet événement a été aussi dévastateur. Le principal tremblement de terre a duré 6 minutes et a généré un tsunami atteignant jusqu’à 40 mètres. La cause principale réside dans une zone de faille formée sur un épais stratum d’argile, situé à plusieurs milliers de mètres de profondeur dans l’Océan Pacifique. Cette structure, datant de 130 millions d’années, a facilité une rupture rapide de la faille, entraînant un décalage des plaques de 50-70 mètres.
Ce phénomène a été étudié par une équipe de chercheurs internationaux, réunie autour des scientifiques de l’Université du Nevada. Leur étude a été rendue possible grâce à l’analyse de carottes prélevées dans des profondeurs record, où le matériel analysé a révélé la présence de cet ancien stratum d’argile.
Selon Ron Hackney, un des auteurs de l’étude, cet épais stratum d’argile, très flexibel et peu résistant, révèlent des relations inédites avec les failles anciennes. Les résultats de cette recherche offrent des pistes pour anticiper le comportement de futurs tremblements de terre et tsunamis. Les conclusions étaient publiées dans la revue scientifique Science.
