Qu’est-ce que la ceinture anti-requin d’Erika Fox, la triathlète peut-être victime d’un « Grand Blanc »

Un panneau avertissant de la présence de grands requins blancs dans l'eau

Un tragique incident s’est produit en Californie, où une triathlète a perdu la vie après avoir été attaquée par un grand requin blanc. Malgré l’utilisation d’un dispositif censé éloigner les squales, le risque demeure. Quelles sont les solutions disponibles pour réduire les attaques de requins ?

Un panneau avertissant de la présence de grands requins blancs dans l'eau

Un panneau avertissant de la présence de grands requins blancs dans l’eau

Erika Fox, triathlète de 55 ans, a été attaquée et tuée par un requin alors qu’elle nageait dans la Baie de Monterey, en Californie. Un grand requin blanc, connu sous le nom scientifique de Carcharodon carcharias, serait impliqué. Équipée d’une bande anti-requin à la cheville, un dispositif émettant des impulsions électromagnétiques pour éloigner les prédateurs, elle était consciente des dangers potentiels des eaux océaniques.

Le 21 décembre, Erika a quitté Lovers Point avec d’autres nageurs, dont son mari, qui était à environ 100 mètres derrière elle. À un moment donné, elle a disparu, sans que personne dans le groupe ne remarque son absence. Deux témoins sur la côte ont vu un requin apparaître près d’elle avant qu’elle ne disparaisse sous l’eau. Un autre témoin a rapporté avoir vu un requin avec ce qui semblait être un corps humain dans sa bouche. Après une semaine de recherches, ses restes ont été trouvés sur une plage à Davenport, au nord de la Baie de Monterey. Le dispositif de sécurité était toujours présent à sa cheville, mais son efficacité reste à interroger.

Qu’est-ce que les bandes anti-requin ?

Des dispositifs pour limiter les attaques des requins sont en développement depuis les années 1940, passant d’équipements lourds à des armes offensives comme les bangsticks. Des répulsifs chimico-physiques et même des grenades anti-requin ont été conçus. Les modernes incluent des dispositifs électromagnétiques visant à déranger les organes sensoriels des requins, appelés Ampoules de Lorenzini. Ces électrorécepteurs permettent aux requins de détecter les champs électriques dans l’eau, ce qui les aide à identifier leurs proies. Saturer ces organes avec des impulsions électromagnétiques pourrait forcer les squales à se retirer par inconfort. La bande portée par Erika visait cet objectif. Malgré la clarté de leur fonctionnement, la question de l’efficacité de ces dispositifs reste débattue, ayant été liés à plusieurs attaques mortelles.

Bien que souvent présentés comme sûrs, ces répulsifs offrent une protection limitée, face à la taille et à la détermination des prédateurs. Si le requin est curieux et teste sa proie, le dispositif peut offrir une certaine protection. Cependant, face à un requin agressif, le risque reste élevé. Les caractéristiques du champ électrique, comme le gradient de tension et la fréquence, influencent la manière dont un répulsif affecte le comportement du requin. Des tests indépendants indiquent que l’efficacité peut varier significativement d’un appareil à l’autre.

Des répulsifs magnétiques et des systèmes électrochimiques modifiant le pH de l’eau ont également été élaborés pour influencer le comportement des squales. Toutefois, le comportement des requins est variable et dépend des motivations individuelles. Évoquant Erika, une amie a mentionné son lien unique avec l’océan et son awareness du danger, sans voir son accident comme une attaque, mais davantage comme un incident causé par la nature des animaux.

Environ 10 personnes meurent chaque année à cause des attaques de requins, un chiffre bien inférieur à celui des victimes de chiens (25 000), de serpents (50 000 – 100 000) et des maladies transmises par les moustiques (plus de 700 000). C’est souvent l’humain qui pénètre dans l’habitat des prédateurs, agissant selon leur nature.