Brûleur de graisses actives grâce au froid hivernal : les impacts des basses températures sur la santé

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Le froid peut être un atout pour votre métabolisme, stimulant la combustion des graisses. Des recherches récentes ont identifié des mécanismes moléculaires qui pourraient faciliter ce processus. Des approches simples comme les douches froides et le contrôle de la température ambiante pourraient contribuer à une meilleure santé. Découvrez comment.

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La saison hivernale est favorable à la perte de poids et à la santé métabolique. Grâce au froid, le corps doit brûler plus de calories pour maintenir sa température. L’activation du graisse brune joue un rôle essentiel dans ce processus. Deux types de tissu adipeux existent dans l’organisme : le graisse blanche, qui stocke les lipides, et le graisse brune, lié à la production de chaleur par les acides gras (thermorégulation). Selon une spécialiste, ce dernier « consomme l’énergie » en utilisant les lipides et en empêchant l’accumulation de sucre.

Le graisse brune est composé de petites cellules sombres et est crucial pour la thermorégulation. On le trouve en quantité modeste autour du cœur, de la colonne vertébrale et à la base du crâne, tandis qu’il est plus abondant chez les animaux en hibernation. Chez les nouveau-nés, il est présent en plus grande quantité, mais cela diminue avec l’âge. Chez la majorité des adultes, la quantité de graisse brune variait de 0,02 à 300 grammes, ce qui est une fraction négligeable. Il a également été observé un troisième type de graisse, le beige, issu de la transformation du graisse blanche, ayant une fonction similaire au graisse brune. Les recherches se concentrent sur leur activation pour la perte de poids, exploitant le mécanisme moléculaire de combustion des graisses lié à la thermorégulation.

Un groupe de recherche de l’Université du Danemark Meridionale et de l’Université de Bonn a découvert une protéine nommée AC3-AT, un interrupteur moléculaire qui favorise l’« arrêt » de la graisse brune. Cela ouvre la voie à un contrôle potentiel de sa capacité à brûler les graisses. D’autres chercheurs du CNIO ont mis en évidence une protéine, MCJ, dans les mitochondries qui agit également de manière similaire. En la bloquant dans des modèles murins, l’effet de combustion des graisses et la perte de poids augmentent nettement. Une équipe internationale a relevé un mélange de substances pouvant inciter le graisse blanche à se transformer en graisse brune, facilitant ainsi la combustion des graisses et des sucres. D’autres ont mis au jour un moyen de transformer le graisse blanche en beige. Les études montrent que les individus nés en hiver ont une concentration de graisse brune supérieure, ce qui pourrait être bénéfique pour leur indice de masse corporelle (IMC) et leur santé cardiométabolique.

Le froid agit comme un activateur naturel de la graisse brune, ce qui explique pourquoi les températures basses de l’hiver favorisent l’action de combustion des graisses. Tout cela est lié à la libération de noradrénaline due aux basses températures, qui active les cellules graisseuses brunes. Plusieurs études confirment que l’activation peut aussi être stimulée par des douches froides et en maintenant des thermostats à des températures basses. Une recherche menée au Danemark révèle que ceux qui nagent dans des eaux glacées plusieurs fois par semaine observent une plus grande activation de leur graisse brune, une meilleure sensibilité à l’insuline et moins de stress.

Toutefois, les scientifiques ne recommandent pas à tout le monde de se jeter dans des lacs gelés, soulignant les bienfaits d’une exposition au froid moins intense. Une étude de 2014 a montré qu’un groupe d’hommes dans une pièce fraîche (à 19 °C) a vu son taux de graisse brune augmenter de 42 pour cent et une meilleure résistance à l’insuline par rapport à un groupe dans une pièce chaude. Lorsque la température est passée à 24 °C, ces effets bénéfiques ont disparu. D’autres recherches aux Pays-Bas ont également montré des résultats similaires avec des adultes exposés à des températures de 15-16 °C pendant plusieurs heures par jour. Des bénéfices ont également été notés avec des douches froides et des gilets réfrigérants.

« Des études de petite taille suggèrent que l’exposition à des douches froides peut avoir des effets bénéfiques, bien que les personnes susceptibles d’essayer ces traitements soient déjà en meilleure santé », ont commenté des experts. Pour beaucoup, se soumettre à une douche froide, même brièvement, peut s’avérer difficile.

Il existe également des composés naturels comme la caféine et la capsaïcine (présente dans les piments) qui ont montré des résultats d’activation de la graisse brune. Cependant, les doses requises peuvent dépasser les limites saines. Une étude a révélé que la caféine augmente la graisse brune chez les souris, mais il faudrait environ 100 tasses de café par jour pour un effet similaire chez l’homme, bien au-delà des trois-quatre conseillées. Il est également essentiel de consulter un médecin avant toute exposition à l’eau glacée.

Souffrir un peu du froid pourrait apporter des avantages liés à l’activation de la graisse brune. Toutefois, avant d’adopter des douches froides ou de modifier la température de son domicile, il est recommandé de suivre des conseils de santé généraux : adopter une alimentation équilibrée, pratiquer une activité physique régulière et surveiller sa pression, son cholestérol et sa glycémie sont des étapes importantes. Avant tout changement de mode de vie, il est essentiel de consulter des professionnels de la santé.