Pour Avi Loeb, 3I/ATLAS présente une autre anomalie fascinante : “Une manœuvre précise vers Jupiter à l’horizon”

L’oggetto interstellare 3I/ATLAS fotografato da Roma il 23 novembre. Crédit : Fabrizio Montanucci

Le spécialiste Avi Loeb explore une théorie intrigante autour de 3I/ATLAS, un objet interstellaire. Bien que la communauté scientifique considère cet objet comme une comète, Loeb évoque une anomalie pouvant suggérer une manœuvre intelligente, subtilement reliant l’accélération observée à son chemin vers Jupiter.

L’oggetto interstellare 3I/ATLAS fotografato da Roma il 23 novembre. Crédit : Fabrizio Montanucci

L’oggetto interstellare 3I/ATLAS fotografato da Roma le 23 novembre. Crédit : Fabrizio Montanucci

La communauté scientifique est généralement convaincue que 3I/ATLAS est un objet naturel, en particulier une comète interstellaire. Cependant, le physicien et astronome Avi Loeb de l’Université de Harvard analyse les données sans préjugés et soutient une hypothèse technologique. Dans un de ses derniers articles publié sur Medium, il mentionne une nouvelle “anomalie extraordinaire”. En termes simples, l’accélération non gravitationnelle de 3I/ATLAS enregistrée près du périhélie pourrait ne pas être uniquement due au dégazage provoqué par la sublimation de la glace, mais plutôt à une manœuvre précise pour approcher une distance spécifique de Jupiter.

L’objet interstellaire atteindra sa distance minimale de Jupiter le 16 mars 2026. Selon Loeb, l’accélération observée aurait été nécessaire pour ajuster la trajectoire afin d’entrer dans le rayon de Hill, soit la distance à laquelle un objet comme Jupiter peut contrebalancer la force gravitationnelle d’un corps plus massif (le Soleil) et maintenir ses satellites. Si 3I/ATLAS était en fait une vaisseau spatial alien visant à placer des sondes autour de Jupiter, il devrait atteindre cette zone ; l’accélération non gravitationnelle aurait alors permis une déviation juste suffisante pour l’atteindre. Loeb suggère que l’ajustement de la trajectoire causé par l’accélération a été de 0,1 million de kilomètres, avec une probabilité statistique de “une sur 26 000”. Bien qu’il ne déclare pas que 3I/ATLAS est certainement un vaisseau spatial extraterrestre, il souligne que cette nouvelle anomalie constitue une “coïncidence extraordinaire” qui maintient vivante l’hypothèse technologique.

3I/ATLAS. Crédit : Fabrizio Montanucci

3I/ATLAS. Crédit : Fabrizio Montanucci

Pour appuyer sa nouvelle évaluation, Loeb a également fourni certains calculs. Comme mentionné, 3I/ATLAS atteindra sa distance minimale de Jupiter le 16 mars de l’année prochaine, à une distance de 53,445 millions de kilomètres avec une marge d’erreur de + / – 0,06 kilomètres, selon les données du Jet Propulsion Laboratory de la NASA (ce calcul inclut également les effets de l’accélération non gravitationnelle observée près du périhélie). Ce jour-là, Jupiter sera situé à une distance du Soleil de 783,8 millions de kilomètres. Si nous intégrons ce chiffre dans l’équation du rayon de Hill – soit H=R*(m/3M)^{1/3}, où H est le rayon, R est la distance de Jupiter au Soleil au moment considéré, m est la masse de Jupiter et M celle du Soleil – il en ressort que H est de 53,502 millions de kilomètres. La distance minimale calculée par la NASA entre 3I/ATLAS et Jupiter (53,445 millions de kilomètres) et le rayon de Hill susmentionné sont donc pratiquement équivalents : une “coïncidence extraordinaire”, selon Loeb. Il explique que les deux valeurs “sont identiques dans une déviation standard de 0,06 million de kilomètres”, un constat signalé par Steve Fairfax. Loeb souligne qu’au moment de son passage près du périhélie, 3I/ATLAS a subi un léger changement de trajectoire suffisant pour l’amener dans le rayon de Hill, qu’il « n’aurait autrement pas atteint.

3I/ATLAS. Crédit : Fabrizio Montanucci

3I/ATLAS. Crédit : Fabrizio Montanucci

Si c’était un vaisseau spatial, explique Loeb, cette correction serait le résultat d’une activation temporaire des propulseurs, dont les jets ont été visibles dans les images capturées près du périhélie et ne le sont plus actuellement. Le 23 novembre, un astéroïde et lecteur Fabrizio Montanucci a, par exemple, obtenu de magnifiques images de 3I/ATLAS à Rome, où l’objet apparaît semblable à une comète ordinaire. “On ne voit pas toutes les structures de queue complexes des images des jours précédents”, commente Montanucci dans un e-mail envoyé à Netcost-security.fr, ajoutant que 3I/ATLAS montre “un noyau bien lumineux, une belle chevelure, une queue et une anticoda toutes deux faibles”. C’est un aspect très différent de celui des photos capturées et traitées par Michael Jäger, Enrico Prosperi et Gerald Rhemann le 4 novembre.

Selon Loeb, ces éléments seraient d’autres indices soutenant l’hypothèse technologique, qui, rappelons-le, n’est pas encore étayée par des preuves scientifiques. Un astrophysicien a souligné que toutes les anomalies de 3I/ATLAS ont une explication naturelle. En résumé, les valeurs extrêmes observées résultent du fait qu’il s’agit d’un objet très rapide provenant d’un autre coin de notre galaxie, après avoir voyagé dans l’espace interstellaire pendant des milliards d’années.

La NASA a également récemment réaffirmé que 3I/ATLAS est un objet naturel, répondant directement aux rumeurs en ligne alimentant des théories de science-fiction sur ce visiteur lointain. Après la conférence, Loeb a critiqué l’agence spatiale, les bureaucrates et les scientifiques “manquant d’imagination”, qui veulent que nous croyions seulement à ce qui est prévu. Dans son nouvel article, il a renouvelé ses critiques envers la NASA, avec un commentaire sarcastique sur les sondes humaines envoyées dans l’espace. “Sperons que lorsque notre sonde interstellaire atteindra les systèmes planétaires cibles, la conférence de presse des responsables spatiaux ne désignera pas nos produits technologiques comme « sûrement des comètes! », en raison des glaces et de la poussière accumulées sur leur surface durant le voyage à travers le froid interstellaire.”, a-t-il ajoutée. D’après Loeb, des analyses spectroscopiques des jets de 3I/ATLAS révéleront certainement s’ils ont une origine artificielle ou naturelle. Il ne reste plus qu’à attendre de nouvelles observations, et le passage de l’objet interstellaire à proximité de Jupiter, où il sera étudié par la sonde Juno.