Ce qui arrive à ton corps si tu manges des frites trois fois par semaine : les révélations d’une étude

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Une étude récente révèle un lien important entre la consommation de patates et le risque de diabète de type 2, mettant en lumière l’impact des méthodes de préparation sur cette relation. Les résultats offrent des perspectives intéressantes sur les choix alimentaires, suggérant des alternatives bénéfiques.

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En raison de leur indice glycémique élevé, les patates ont longtemps été liées à un risque accru de diabète de type 2. Toutefois, cet aliment, qui est la troisième culture la plus étendue au monde, présente un impact environnemental moins important que d’autres principales sources de glucides, notamment le riz.

C’est pourquoi une équipe internationale de chercheurs, provenant de l’Université de Harvard, a voulu examiner plus en profondeur le lien entre la consommation de patates et le risque de diabète, en se concentrant particulièrement sur l’influence de la méthode de préparation.

L’étude sur la consommation de patates

Après avoir analysé les données de plus de 200 000 personnes surveillées pendant 40 ans, des résultats inattendus sont apparus. Tous les participants étaient en bonne santé au début de l’étude, n’ayant ni cancers, ni maladies cardiaques, ni diabète. Tous les quatre ans, ils ont répondu à des questionnaires très détaillés sur leur régime alimentaire, et durant cette période, 22 299 d’entre eux ont développé un diabète de type 2.

Après des analyses tenant compte des facteurs liés au mode de vie, à l’alimentation, et au risque de diabète, les chercheurs ont constaté que la méthode de cuisson des patates jouait un rôle clé concernant le risque de diabète de type 2.

La méthode de cuisson des patates

En effet, une consommation générale de trois portions de patates par semaine était associée à une augmentation du risque de 5%, tandis que manger trois portions de frites entraînait une hausse bien plus significative, de l’ordre de 20%. Ils ont constaté que « manger la même quantité de patates préparées d’autres façons (bouillies, rôties ou écrasées) n’augmentait pas significativement le risque » de diabète de type 2.

L’étude devait examiner le risque de diabète de type 2 associé à la consommation de patates comparé à d’autres glucides, comme les céréales et le riz. Les chercheurs ont également vérifié comment le risque variait lorsque ces aliments remplaçaient les patates. Ils ont observé une nette différence entre le risque lié aux céréales complètes et celui lié au riz : remplacer trois portions hebdomadaires de patates par autant de portions de céréales complètes était associé à une réduction du risque de 8%. Dans le cas des patates rôties, bouillies ou écrasées, cette réduction était de 4%, alors qu’avec les frites, le risque diminuait de 19%.

Les autres sources de glucides

Malgré des différences importantes selon le type de préparation, les céréales complètes semblent être une source de glucides liée à un risque plus faible de diabète de type 2. En revanche, remplacer les patates entières ou celles bouillies, rôties ou écrasées par du riz blanc a été associé à une augmentation du risque de développer un diabète de type 2.

Il est pertinent de préciser, comme le notent les auteurs, qu’il s’agit d’une étude observationnelle, avec des limitations importantes qui nécessitent d’autres validations. Les données proviennent de 205 000 professionnels de santé participant à trois grandes études américaines réalisées entre 1984 et 2021. « Par conséquent – reconnaissent les chercheurs – il n’est pas possible de conclure à un rapport de cause à effet, et d’autres facteurs non mesurés pourraient avoir influencé les résultats. »

Cependant, ces résultats montrent que l’association entre la consommation de patates et le risque de diabète de type 2 dépend des aliments de substitution et de la méthode de préparation, ce qui pourrait permettre une réévaluation de la consommation de patates, à condition qu’elles soient intégrées dans un régime alimentaire équilibré : « Grâce à leur impact environnemental relativement faible et à leurs bénéfices pour la santé, les patates bouillies, rôties ou écrasées – recommandent les chercheurs – peuvent faire partie d’un régime alimentaire sain et durable, même si les céréales complètes doivent demeurer une priorité. »