Une récente recherche a mis en lumière les effets protecteurs de l’exercice physique contre la maladie d’Alzheimer. Des études montrent comment l’activité physique stimule des cellules cérébrales spécifiques, contribuant à la neuroprotection et à la lutte contre la neurodégénérescence.
Des chercheurs ont décortiqué les mécanismes qui protègent le cerveau de l’Alzheimer grâce à l’exercice physique. Ce dernier est reconnu pour son efficacité à réduire le stress et l’inflammation, tout en améliorant la circulation cérébrale et en favorisant la production de facteurs neurotrofiques. Ces éléments jouent un rôle essentiel dans la lutte contre la neurodégradation liée à cette forme de démence, qui touche plus de 40 millions de personnes dans le monde, un chiffre qui pourrait tripler d’ici 2050.
Une étude récente a spécifiquement mis en avant une sous-population d’astrocites, des cellules de support du cerveau liées aux vaisseaux sanguins. Ces cellules aident à nourrir et maintenir l’équilibre du tissu nerveux, renforcent la barrière hémato-encéphalique et participent à la réparation des tissus. Les astrocites associés aux vaisseaux neurovasculaires (NVA) ont montré une diminution chez les personnes atteintes d’Alzheimer, accentuant l’importance de leur activation par l’exercice physique.
L’équipe de recherche, dirigée par le Massachusetts General Hospital et la Harvard Medical School, s’est concentrée sur l’hippocampe, une région clé pour la mémoire touchée lors des premiers stades de la maladie. Grâce au séquençage de l’ARN, ils ont pu observer comment l’activité physique influence le tissu cérébral à un niveau mobile.
Les expérimentations sur des modèles murins ont montré que les rongeurs actifs présentaient une amélioration de la mémoire et une activité génique bénéfique pour la neuroprotection. Les scientifiques ont réussi à démontrer que l’exercice impacte positivement les profils géniques des cellules cérébrales, notamment ceux des astrocites. Ces résultats ont également été vérifiés sur des cellules humaines in vitro, soulignant l’implication d’un gène particulier, nommé Atpif1, dans la formation de nouveaux neurones.
Ce travail offre des pistes intéressantes pour identifier des cibles thérapeutiques dans la lutte contre l’Alzheimer, selon Nathan Tucker, co-auteur de l’étude. En 2023, des recherches ont également montré que de courtes séances d’exercice, comme le cyclisme intense, peuvent générer des réponses biologiques favorables contre la neurodégénérescence, en stimulant la production du facteur neurotrophique dérivé du cerveau (BDNF).
Les résultats de cette recherche intitulée « Protective exercise responses in the dentate gyrus of Alzheimer’s disease mouse model revealed with single-nucleus RNA-sequencing » ont été publiés dans la revue Nature.
