Découvrez dans l’espace des explosions stellaires mystérieuses : elles brillent 100 fois plus qu’une supernova !

NASA | Représentation artistique de Luminous Fast Blue Optical Transient (LFBOT)

Les astronomes ont récemment observé des explosions stellaires étonnantes, connues sous le nom d’« transients optiques bleus et rapides », qui pourraient enrichir notre compréhension des trous noirs et de la matière noire. Ces phénomènes, d’une luminosité extrême, continuent de susciter curiosité et mystère parmi les chercheurs.

Après la première explosion de ce type observée en 2018, les astronomes en ont détecté d’autres possédant des caractéristiques similaires : elles ont été nommées « transients optiques bleus et rapides » (« Luminous Fast Blue Optical Transient ») et pourraient nous permettre de mieux comprendre les trous noirs et la matière noire.

NASA | Représentation artistique de Luminous Fast Blue Optical Transient (LFBOT)

NASA | Représentation artistique de Luminous Fast Blue Optical Transient (LFBOT)

En 2018, des télescopes terrestres ont capturé une explosion stellaire particulièrement anormale dans une galaxie située à 200 millions d’années-lumière de la Terre : il ne s’agissait pas d’une supernova classique, ces explosions de étoiles mourantes. Celle-ci était éblouissante, environ 100 fois plus lumineuse qu’une supernova, et tellement vaste que les astronomes ont estimé qu’AT2018cow, son nom, faisait la taille de notre système solaire.

Après AT2018cow, surnommée « La Vache », les astronomes ont scruté attentivement des événements similaires : peu de manifestations extraordinaires ont été observées depuis. Ces explosions inédites ont été classées comme des phénomènes à part, appelés « transients optiques bleus et rapides », ou LFBOT. Les chercheurs s’accordent à dire qu’ils s’agit de phénomènes d’une énergie très élevée, mais leur origine demeure un mystère.

Qu’est-ce que ces explosions stellaires?

Le terme LFBOT résume en effet leurs caractéristiques distinctives utilisées pour les identifier. Chaque lettre de l’acronyme fait référence à une de leurs spécificités. Comme l’explique Anna Ho, astronome à l’Université Cornell à New York, la L indique « lumineux » (luminous), la F pour « rapide » (fast) – car elles se terminent en moins de temps que les supernovae habituelles – la B se réfère à « bleu », étant observées de la Terre sous cette couleur. « Cette teinte – ajoute Ho – provient de la température extrêmement élevée de l’explosion, environ 40 000°C, qui déplace la lumière vers le bleu dans le spectre. »

Les autres explosions

Les deux dernières lettres réfèrent au fait que leur lumière est visible (optique) et temporaire (transient). Comme pour le premier événement de 2018, les astronomes ont convenu de nommer les explosions suivantes d’après des animaux. Ainsi, en plus de la « Vache », nous avons eu « Koala » et le « Chameau ».

En novembre dernier, Ho et ses collègues ont détecté un nouveau LFBOT, encore plus lumineux que le précédent, et ont pu l’observer à ses débuts, permettant la formation des télescopes sur cet événement. Il n’a pas encore de nom, mais les chercheurs envisagent de l’appeler la Vespa.

Hypothèses sur leurs origines

Au départ, les astronomes pensaient que ces explosions résultaient de supernovae ratées, soit des étoiles mourantes qui implosent au lieu d’exploser, créant un trou noir dans leur cœur qui les consomme de l’intérieur vers l’extérieur.

Cependant, il semble qu’ils penchent de plus en plus vers une autre explication, potentiellement fascinante : selon cette théorie, les LFBOT pourraient survenir lorsqu’une étoile est engloutie par des trous noirs de taille intermédiaire, un type d’objets célestes encore mal connu. Les astronomes espèrent qu’en étudiant ces explosions, ils pourront mieux appréhender ces corps célestes et éclaircir un autre grand mystère : la matière noire.