Qu’est-ce que la SIDS, la mort subite du nourrisson : causes et facteurs de risque de la mort en berceau

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Chaque année, la SIDS entraîne la perte tragique de 250 à 300 nourrissons en Italie. Comprendre cette condition mystérieuse, ses facteurs de risque et les comportements à éviter est essentiel pour garantir la sécurité des tout-petits.

On estime qu’environ 250 à 300 enfants en Italie décèdent chaque année à cause de la SIDS, ou syndrome de mort subite du nourrisson. Cet événement tragique se produit souvent durant le sommeil. Les causes et les facteurs de risque sont largement explorés, tout comme les comportements à éviter pour protéger les nourrissons.

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La sindrome della morte improvvisa del lattante, également connue sous l’acronyme SIDS (d’après l’anglais Sudden Infant Death Syndrome) et appelée « morte in culla« , désigne un événement tragique où un jeune enfant – généralement âgé de quelques mois – perd la vie de manière inaudible. Les parents qui vérifient leur enfant le trouvent souvent inanimé dans le berceau où il dormait, ce qui donne ce nom sinistre. Comme l’explique la Mayo Clinic, l’une des principales organisations sanitaires aux États-Unis, le nourrisson a généralement moins d’un an et paraît sain. Le plus souvent, la SIDS survient durant le sommeil. Les causes demeurent inconnues, mais il est suggéré que des problèmes dans la zone cérébrale du nourrisson, responsable de la respiration et du réveil pendant le sommeil, pourraient déclencher cette tragédie.

Au début du mois d’avril, un cas dramatique a retenu l’attention des médias nationaux. Une fillette de 6 mois a été retrouvée morte à Tornano Nuovo, province de Teramo (Abruzzes). La petite avait été mise au repos dans un berceau d’un crèche, mais un éducateur a remarqué qu’elle ne respirait plus à un certain moment. Malheureusement, malgré une demande immédiate de secours, il n’y avait plus rien à faire. Un nouveau cas de “mort en culle” est suspecté. Selon les données d’une organisation à but non lucratif, Semi pour la SIDS, l’incidence dans les pays industrialisés est de 1 cas sur environ 2 000 naissances, ce qui indique qu’en Italie, environ 250-300 cas se produisent chaque année, soit 0,5 pour mille des naissances.

Qu’est-ce que la SIDS ou mort subite du nourrisson ?

L’Hôpital Bambino Gesù de Rome décrit que la SIDS ou mort subite du nourrisson est “la mort inattendue et inexpliquée d’un enfant âgé de moins d’un an”. Son appellation provient du fait qu’elle concerne principalement des enfants “apparemment sains” dont le décès survient pendant le sommeil. Les nourrissons sont donc souvent retrouvés sans vie dans leur berceau.

Causes et facteurs de risque de la mort subite du nourrisson

Les causes de la SIDS restent inconnues, bien que la recherche ait exploré de manière approfondie le sujet. Cependant, il semble que des problèmes cérébraux liés à la respiration et au réveil peuvent être impliqués. Un mécanisme neurologique pourrait faillir, conduisant à l’interruption de la respiration et empêchant le réveil, menant ainsi inévitablement à la mort. Bien que les causes exactes de cette syndrome de mort subite du nourrisson ne soient pas déterminées, des médecins ont élaboré une liste de facteurs qui pourraient augmenter le risque. Parmi ceux cités par la Mayo Clinic figurent : anomalies cérébrales congénitales, caractérisées par des irrégularités dans les zones contrôlant la respiration et le réveil ; poids de naissance faible, comme chez les prématurés ou jumeaux, qui n’ont pas toujours bien développé tous les automatismes liés à la respiration et au battement cardiaque; et des infections respiratoires, pouvant altérer la respiration (même un simple rhume). Dans ce cas précis, cela ne relèverait plus de la SIDS.

Au-delà des facteurs physiques, les facteurs du sommeil jouent également un rôle. Par exemple, dormir sur le ventre ou sur le côté, sur une surface molle (comme un duvet), dans le lit des parents et dans un environnement chaud sont tous des éléments qui peuvent accroître le risque de SIDS. Les pédiatres recommandent donc de placer les enfants pour dormir dans un berceau ou un lit à part (de préférence dans la même pièce que les parents) sous le dos, de ne pas couvrir leur visage avec des couvertures, d’utiliser des matelas durs et non inclinés (pas plus de 10°, selon la Mayo Clinic). Ne pas respecter ces conditions peut augmenter le risque de SIDS. Il est également conseillé d’éviter d’utiliser coussins, jouets, animaux domestiques ou frères dans le même lit que l’enfant. le lit des parents est également très dangereux, car les parents pourraient accidentellement écraser le petit ou obstruer son visage au cours de leur sommeil.

Quels enfants sont les plus touchés par la SIDS ?

Les données recueillies dans la littérature scientifique indiquent que les enfants les plus susceptibles d’être touchés par la mort subite en berceau sont des garçons (60 pour cent), âgés de 1 à 5 mois, et nés de mères de moins de 20 ans. Certaines ethnies sont plus touchées que d’autres, comme les Noirs ou les Amérindiens. En plus des facteurs liés au sommeil et des problèmes physiques potentiels, qui peuvent apparaître lors d’une autopsie, certains comportements parentaux peuvent aggraver le risque de mort subite. Parmi ceux-ci figurent le tabagisme, l’usage de drogues et d’alcool, ainsi qu’un manque de soins adéquats durant la grossesse, comme l’explique la Mayo Clinic.

Prévention de la SIDS

La SIDS ne peut pas être évitée, mais certaines mesures peuvent réduire le risque, en plus de celles déjà mentionnées. Parmi elles, on recommande la vaccination, l’offre d’une tétine (sans cordons ni autres accessoires) pendant le sommeil ou avant la sieste – en respectant les recommandations temporelles des pédiatres, en cas d’allaitement ; et l’allaitement au sein pendant au moins six mois ou un an.