Les confettis, emblèmes de la fête, dissimulent un enjeu environnemental préoccupant. Fabriqués souvent à partir de matériaux non biodégradables, ils contribuent à la pollution par les microplastiques, menaçant non seulement notre écosystème mais également notre santé. Une prise de conscience s’impose face à ce défi.
Les confettis, symbole de joie et de festivités lors des carnavals, masquent un souci environnemental sous-jacent : souvent conçus à partir de papier traité avec des produits chimiques ou de matériaux plastiques non biodégradables, ces éclats de couleur dispersés dans la nature s’avèrent problématiques sur le long terme. Surtout ceux fabriqués avec des plastiques non biodégradables, qui peuvent nécessiter des décennies, voire des siècles pour se décomposer, libérant de minuscules particules qui contribuent à la pollution par les microplastiques, l’une des menaces environnementales et sanitaires les plus pressantes de notre époque.
Une étude récente a également pointé les confettis et d’autres articles festifs en plastique comme des sources significatives de microplastiques, soulignant l’empreinte de ces déchets qui échappent aux services de nettoyage. D’autre part, même les confettis en papier, se décomposant en quelques mois, nécessitent l’utilisation de ressources naturelles pour leur fabrication, bien que de nombreuses entreprises s’efforcent d’incorporer du papier recyclé. Cependant, cela ne garantit pas leur compostabilité : pour l’être, le papier des confettis doit contenir de faibles concentrations de substances chimiques et ne pas être excessivement teinté.
Quel est l’impact environnemental des confettis
Lorsqu’ils sont dispersés dans la nature, les confettis en papier polluent moins que ceux en PVC (chlorure de polyvinyle), l’une des plastiques les plus toxiques à cause de ses composants chimiques. D’après les experts, ces confettis peuvent mettre jusqu’à 1 000 ans à se décomposer.
Entre-temps, ces petites particules peuvent se retrouver dans les rivières et les mers, où elles sont prises pour de la nourriture par des animaux marins tels que poissons, tortues et oiseaux, ou elles s’accumulent sur les plages ou les sols, subissant les dégradations dues aux intempéries et provoquant une fragmentation qui engendre des microplastiques : ces minuscules particules peuvent pénétrer dans le sol ou être transportées dans l’eau par le vent, perdurant dans l’environnement aquatique, avec des conséquences néfastes non seulement pour les espèces aquatiques mais également pour la santé humaine.
Pourquoi les confettis menacent notre santé
Les confettis et, plus largement, les matériaux plastiques dont ils sont composés représentent une source de microplastiques, ces minuscules particules plastiques qui constituent un problème environnemental et sanitaire à l’échelle mondiale : ces particules de petite taille se propagent facilement, contaminant mers, océans, lacs, rivières, la terre, la chaîne alimentaire et même l’air, ce qui a des répercussions sur la santé humaine.
Un nombre croissant de recherches a montré que les microplastiques peuvent pénétrer dans notre organisme via la nourriture, l’eau, l’air que nous respirons et même à travers la peau : des études ont révélé des niveaux significatifs de microplastiques dans l’eau du robinet, l’eau en bouteille, les fruits de mer et l’air, montrant qu’ils peuvent s’accumuler dans notre corps, provoquant des inflammations et entrainant divers problèmes de santé.
Récemment, des microplastiques ont été identifiés dans le sang, les tissus cardiaques, le cerveau, le sperme, le placenta, le lait maternel et le liquide folliculaire ovarien, avec des impacts dont les effets sont encore partiellement compris, bien qu’ils aient été corrélés à un risque accru d’AVC, de crises cardiaques et d’autres affections, comme la fertilité réduite et certains cancers.
De plus, les microplastiques favorisent la résistance aux antibiotiques, car ces particules fournissent un support de prolifération pour les bactéries, qui peuvent devenir résistantes aux antibiotiques avec le temps : cela soulève de sérieuses préoccupations pour la santé humaine, étant donné la résistance aux antibiotiques constitue déjà un enjeu majeur de santé publique.
