Le « Journée la plus triste de l’année » est souvent évoquée, associée à une formule controversée qui mélange météorologie, délais après Noël et dettes. Bien qu’elle ait attiré l’attention depuis sa création, son fondement scientifique est largement remis en question, laissant planer un doute sur ses véritables objectifs marketing.
La « Journée la plus triste de l’année » est généralement considérée comme le troisième lundi de janvier. Elle est désignée ainsi depuis 2005 par la chaîne britannique Sky Travel, qui affirmait l’avoir déterminée à l’aide d’une « équation » développée par le psychologue Cliff Arnall de l’Université de Cardiff. Cette formule tient compte de facteurs tels que les conditions météorologiques, le temps écoulé depuis Noël et le niveau d’endettement. Cependant, il n’est pas clair quelles preuves soutiennent cette méthode, jugée sans fondement scientifique et souvent perçue comme un stratagème marketing.
Qu’est-ce que le Blue Monday, le « jour le plus triste » de l’année ?
Le « Blue Monday » est défini comme le jour le plus triste de l’année, généralement daté au troisième lundi de janvier, mais il peut également tomber au second, quatrième ou dernier lundi du même mois. Ce concept a été introduit par la chaîne Sky Travel en 2005, désignant la première occurrence du Black Monday le 24 janvier 2005, calculée grâce à l’équation de Cliff Arnall.
Cette formule mathématique évalue des éléments comme la météo, le temps depuis Noël et la motivation, et serait censée indiquer le jour avec le plus haut indice de dépression. Arnall a également créé une formule pour déterminer le « jour le plus heureux de l’année », qui a souvent lieu près du solstice d’été dans l’hémisphère nord.
Quelle est la formule du Blue Monday ?
La formule de Cliff Arnall pour établir le Blue Monday prend en compte plusieurs facteurs, incluant les conditions climatiques, le niveau d’endettement, le temps écoulé depuis Noël, se traduisant comme suit :
où W représente le temps, D le niveau d’endettement, d le salaire mensuel, T le temps depuis Noël, Q le temps depuis l’échec des résolutions de début d’année, M les faibles niveaux de motivation, et Na la pression d’agir. Cette formule est considérée comme sans fondement scientifique en raison de l’absence de clarifications sur des facteurs tels que « la météo » ou « les motivations faibles », rendant ses résultats peu fiables.
Malgré cela, le troisième lundi de janvier a été retenu comme le jour le plus malheureux. Arnall a également développé une autre relation en 2006, tenant compte du temps consacré aux vacances, aux préparatifs de voyage et d’autres facteurs liés au déplacement.
Pourquoi le Blue Monday est un stratagème marketing ?
Prouver que le Blue Monday est le jour le plus triste semble peu lié à la recherche scientifique ou à la santé, mais serait en réalité un stratagème marketing destiné à persuader les consommateurs que ce lundi de janvier est le plus déprimant, incitant ainsi à planifier un voyage à cette période.
“Je le sais car j’ai reçu de nombreuses histoires, y compris une d’un universitaire en psychologie à qui l’agence de relations publiques Porter Novelli a proposé de l’argent pour soutenir l’équation de Sky Travel que Arnall avait vendue”, a révélé l’écrivain scientifique britannique Ben Goldacre au Guardian. En d’autres termes, Goldacre dit que le communiqué de presse avec la formule du Blue Monday a été envoyé à plusieurs chercheurs avec des offres financières pour ceux qui l’approuvraient.
“En tenant compte de divers facteurs – aurait expliqué Arnall concernant son travail – la formule permet de déterminer le jour avec le plus de ‘facteur de dépression’, ce qui peut servir de référence pour apporter des améliorations ou réserver des vacances, etc.”.
