Pourquoi l’augmentation des cas de diabète ne cesse de croître : une étude révélatrice sur les boissons sucrées

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Un récent rapport souligne les conséquences alarmantes d’une consommation régulière de boissons sucrées, provoquant chaque année des millions de nouveaux cas de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires, particulièrement dans les régions en développement. Des mesures urgentes s’avèrent nécessaires pour protéger la santé publique.

Selon une nouvelle étude, la consommation régulière et constante de boissons, telles que les boissons gazeuses ou les jus de fruits, entraîne chaque année 2,2 millions de nouveaux cas de diabète de type 2 et 1,2 million de nouveaux cas de maladies cardiovasculaires. Les données les plus alarmantes proviennent des pays en développement.

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Nous savons tous qu’un régime riche en sucre peut augmenter le risque de développer un diabète de type 2, une condition en constante augmentation dans le monde entier. Cependant, lorsque nous parlons de régime, nous pensons souvent aux aliments solides, négligeant le fait qu’une source tout aussi importante de sucres simples provient des boissons sucrées, qui, si elles sont consommées régulièrement et sur le long terme, peuvent avoir des effets néfastes sur la santé à plusieurs niveaux.

Un récent travail de recherche mené par la Friedman School of Nutrition Science and Policy de l’Université de Tufts, aux États-Unis, a mesuré l’impact de la consommation de boissons sucrées sur l’évolution des diagnostics de diabète de type 2 dans le monde : il en est ressorti qu’en tout, la consommation de ces boissons cause 2,2 millions de nouveaux cas de diabète de type 2 et 1,2 million de nouveaux cas de maladies cardiovasculaires chaque année. Outre la donnée elle-même, la répartition géographique des cas est également intéressante : les régions les plus touchées sont en effet celles encore en développement, comme l’Afrique subsaharienne et l’Amérique Latine.

Les effets des boissons sucrées sur le corps

L’objet de l’étude, à savoir l’impact des boissons sucrées sur la santé des consommateurs, n’est pas anodin. La consommation à long terme de ce type d’aliment est connue depuis longtemps pour avoir une série d’effets négatifs. La catégorie des boissons sucrées comprend différents produits : non seulement des boissons gazeuses, mais aussi des thés en sachet, de nombreux jus de fruits et d’autres boissons conditionnées. Ces dernières peuvent en effet augmenter le risque de conditions de santé dangereuses, telles que l’obésité, ainsi que d’autres maladies cardiovasculaires. Une consommation prolongée de ces boissons pourrait même, selon la Fondation AIRC, augmenter le risque de développer certains cancers.

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Les boissons sucrées, étant liquides, sont digérées rapidement par le corps, ce qui entraîne des pics de niveaux de sucre sans apporter de valeur nutritionnelle significative. À long terme, ces effets peuvent conduire, selon l’étude, « à une prise de poids, à une résistance à l’insuline et à une série de problèmes métaboliques liés au diabète de type 2 et aux maladies cardiaques, deux des principales causes de mortalité dans le monde ».

Quels sont les pays les plus touchés

Les données de cette étude représentent une alarme surtout pour la santé des personnes vivant dans les pays en développement. En effet, la consommation de boissons sucrées y est très élevée, à cause de plusieurs facteurs, dont une politique de taxation insuffisante sur ces produits. Les conséquences sont claires, comme le montre le nombre croissant de nouveaux diagnostics de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires : selon l’étude, en Africain subsaharienne, les boissons sucrées sont associées à plus de 21 % de tous les nouveaux cas de diabète, un pourcentage qui atteint 24 % dans les Caraïbes et au Mexique.

Des « mesures urgentes » sont nécessaires

Évidemment, même dans les pays les plus développés, les boissons sucrées sont vendues et consommées, mais les écarts dans les soins médicaux disponibles rendent les pays moins développés plus vulnérables à des difficultés supplémentaires : « Les boissons sucrées sont très commercialisées dans les nations à faible et moyen revenu, explique l’un des auteurs, le chercheur Dariush Mozaffarian – non seulement ces communautés consomment des produits nocifs, mais elles sont aussi souvent moins préparées à faire face aux conséquences à long terme sur la santé ». Face à ces évidences, les chercheurs demandent que des mesures urgentes soient mises en place dans ces régions du monde pour dissuader la consommation de boissons sucrées.

Une des stratégies qui semble fonctionner le mieux est la taxation des boissons sucrées. Au Mexique, l’un des pays où la consommation par habitant de ces aliments est la plus élevée, l’introduction en 2014 d’une taxe dédiée semble produire les premiers résultats : la consommation de boissons sucrées commence en effet à diminuer, surtout dans les tranches de revenus les plus basses.