Gianni Lacroce remporte un concours mondial de photographie astronomique avec une image époustouflante de nébuleuses

Le nebulose Wolf cave e VdB 152 nel magnifico scatto di Gianni Lacroce. Credit: Gianni Lacroce

Un talentueux astrofotographe a récemment remporté un prestigieux prix international grâce à une image époustouflante de nébuleuses, mettant en avant des détails fascinants. Découvrez les secrets de cette réalisation technique et artistique, qui a impressionné aussi bien les jurés que le public.

L’astrophotographe calabrais Gianni Lacroce a brillamment remporté le premier prix lors d’un prestigieux concours mondial de photographie astronomique, se distinguant parmi des milliers de participants grâce à une magnifique image de nébuleuses du ciel profond, située au cœur de la constellation de Céphée. Les vedettes de son illustration sont la nébuleuse Grotta del Lupo et la nébuleuse bleue réfléchissante appelée VdB 152. La qualité et la complexité des détails des gaz et des poussières capturés en font l’une des plus belles images de cette région du ciel.

Ce concours international auquel a participé l’astrophotographe italien repose sur deux critères : un vote populaire basé sur des likes sur les réseaux sociaux et un jugement réalisé par un jury d’experts. Chaque semaine, les meilleures photos publiées par l’organisation (ASIWEEK 2024) sont récompensées, et à la fin de chaque trimestre, la plus belle est désignée. Les gagnantes des trimestres s’affrontent ensuite pour remporter le prix annuel. Gianni Lacroce, ayant remporté le “Quarter 4” de 2024, a ainsi obtenu le premier rang de l’ensemble de la compétition, devançant ses collègues Christophe Vergnes et Alberto Pisabarro, qui ont respectivement pris la deuxième et la troisième place avec des images de deux magnifiques galaxies, dont une splendide image de la galaxie d’Andromède.

Comme l’explique l’astrophotographe à Netcost-security.fr, la nébuleuse Grotta del Lupo, également connue sous le nom de lbn528, est “une région dense en gaz de couleur rougeâtre, excitée par la radiation ultraviolette des étoiles voisines”. En revanche, VdB 152, visible au centre de l’image, “est une nébuleuse réfléchissante qui s’illumine en renvoyant la lumière des étoiles”. “L’entrelacement des composants gazeux de cette nébuleuse reflète la complexité de cet angle de l’univers, où se rencontrent différentes composantes, chacune dessinée par une coloration unique”, précise Lacroce.

L’astrophotographe souligne que les nébuleuses sombres visibles sur l’image “sont des nuages interstellaires contenant une forte concentration de poussières, principalement composées de carbone et d’hydrogène moléculaire”. Ces nuages sont d’une densité très élevée et à des températures extrêmement basses, autour de – 260 °C, et ne sont visibles que grâce à la lumière qu’ils réfléchissent, émanant des étoiles et des nébuleuses de réflexion qui les entourent. Un exemple emblématique est la célèbre Nébuleuse de la Tête de Cheval (Barnard B33), qui se trouve devant la nébuleuse IC 434, dans le cœur de la constellation d’Orion.

Il est important de noter que l’astrophotographie ne repose pas sur une seule prise de vue, mais sur la fusion de nombreuses photos à longue exposition (capturées parfois pendant des dizaines d’heures consécutives), combinées et traitées à l’aide de différents logiciels. La post-production constitue une étape essentielle dans la technique de l’astrophotographie, tout comme la matériel technique nécessaire pour effectuer des photographies du ciel profond (télescope, monture équatoriale robotisée avec suivi d’astres, appareil photo astronomique, filtres et divers autres accessoires). Un autre facteur notable est l’pollution lumineuse. L’astrophotographe a précisé avoir observé la constellation de Céphée entre le 31 juillet et le 11 août de cette année, sous un ciel de type bortle 4, “ce qui indique un ciel assez sombre, propice à la photographie de ce type de nébuleuses”.

Parmi les outils utilisés figure un télescope d’une focale de 420 millimètres et un appareil photo astronomique muni d’un capteur APS-C. “J’ai fait des prises pendant un total de six soirées, avec deux types de filtres : un à large bande pour un total de 19 heures et un à bande étroite pour capturer en particulier l’hydrogène, qui est la partie rouge la plus lumineuse, pour un total de 13 heures”, a précisé Lacroce. “J’ai ensuite additionné les 32 heures d’images obtenues, cherchant à équilibrer les couleurs afin qu’aucune dominante ne soit présente et en nettoyant cette fusion par le contraste et la luminosité, cherchant à restituer le signal capturé de la manière la plus agréable possible”, a conclu l’expert. Grâce à une technique similaire, il avait auparavant réalisé une superbe image de la Nébuleuse du Requin, également située dans la constellation de Céphée, à environ 650 années-lumière de la Terre. Avec ce nouveau travail magnifique, il a mérité le premier prix d’un concours international.