Découvrez l’incroyable métamorphose d’une plante ornementale fascinante, souvent perçue à tort comme l’incarnation d’un oiseau majestueux. Ses couleurs éclatantes et son design inhabituel révèlent en réalité un secret insoupçonné, invitant à redécouvrir ce qui se cache derrière son apparente simplicité.
Strelitzia reginae, connue comme “oiseaux du paradis”, est l’une des plantes ornementales exotiques les plus belles et répandues, même en France. Beaucoup voient dans sa magnifique fleur un volatile avec un grand bec et un plumage coloré. En réalité, le véritable oiseau du paradis est un autre et est encore plus beau. Voici où il est « caché ».

Strelitzia reginae. Crédit : wikipedia
Parmi les plantes ornementales exotiques les plus belles et appréciées figure sans aucun doute Strelitzia reginae, couramment connue sous le nom de “oiseau du paradis”. Plus ou moins tout le monde a eu l’occasion d’en voir chez des fleuristes ou en exposition dans des jardins ou des appartements d’amis et de parents. Elle a un aspect inconfondable qui attire immédiatement l’attention, avec des couleurs vraiment merveilleuses.
Strelitzia reginae, soit Strelitzia de la reine, a été nommée en hommage à la reine britannique Charlotte de Mecklembourg-Strelitz, épouse du roi Georges III d’Angleterre; la souveraine avait en effet une immense passion pour la botanique. Elle a apporté un support essentiel à la création des magnifiques jardins royaux de Kew, parmi les plus célèbres au monde. Ils se trouvent entre Richmond upon Thames et Kew, à environ dix kilomètres de Londres, où l’oiseau du paradis se distingue également.

Cette plante est une plante vivace toujours verte appartenant à la famille des Strelitziaceae et, bien qu’elle soit souvent associée aux climats tropicaux et aux forêts pluviales des zones équatoriales, elle est en réalité originaire d’une région subtropicale du Sud-Africain. Plus précisément, comme l’indique l’Université du Wisconsin-Madison, Strelitzia reginae peut être observée le long des rives des rivières ou dans la broussaille côtière dans les provinces du Cap et du KwaZulu-Natal, où elle se dresse parmi des arbustes colorés. L’extérieur de la fleur présente trois magnifiques sepals de teinte orange iridescent et trois pétales bleus nuit, qui se dressent sur une structure en forme de béc de héron pointue appelée spathe. Deux des pétales bleus se rejoignent pour former le nectaire, où se nourrissent les oiseaux pollinisateurs (comme pour d’autres plantes, ce sont les « oiseaux » qui sont les principaux organismes pollinisateurs, pas les insectes).

Un oiseau du paradis pollinisateur. Crédit : wikipedia
En général, on a tendance à penser que le nom d’“oiseau du paradis” est lié à ce bec de héron, surmonté d’une touffe de plumes colorées. En effet, de nombreuses espèces d’oiseaux ont des caractéristiques similaires. En réalité, vous observez la fleur sous la mauvaise perspective, comme le souligne cette sympathique bande dessinée partagée par le profil Instagram de Scienze Naturali, page sociale gérée par l’écologue marin Andrea Bonifazi.
Il faut regarder l’image de droite à gauche pour découvrir le magnifique oiseau du paradis, avec ses aile ouvertes et colorées en plein vol. Ce changement de perspective est fascinant et surprend souvent de nombreux passionnés de ces magnifiques plantes ornementales, convaincus d’avoir toujours vu un oiseau du paradis, mais manifestement pas le bon.

