Un homme a subi pendant plusieurs mois une grave réaction cutanée après avoir manipulé des citrons et s’être exposé au soleil sans protection. Ce cas illustre l’importance de tirer des leçons des erreurs, rappelant à tous de prendre soin de leur peau lorsqu’ils travaillent avec des ingrédients au potentiel irritant.
Un homme a souffert d’une brûlure chimique pendant plusieurs mois après avoir pressé manuellement une douzaine de citrons et assisté à un match de football en plein air sans appliquer de protection solaire. C’est un bon rappel que « le sage apprend des erreurs des autres ».

Ce cas s’est déroulé au Texas. Un homme de 40 ans s’est rendu dans une clinique d’allergies avec une éruption cutanée sévère et douloureuse sur les deux mains, qui avait commencé deux jours auparavant.
Quelques jours après, l’éruption s’est enflée. Après quelques semaines, la peau est devenue sombre et a commencé à peler. Ce n’est qu’après plusieurs mois que la peau de ses mains est revenue à la normale.
Citron et exposition au soleil entraînent une brûlure chimique
Selon les informations diffusées par la presse, peu avant de développer l’éruption cutanée, l’homme a préparé son sort : il a pressé manuellement une douzaine de citrons, puis est allé regarder un match de football en plein air sans appliquer de crème solaire.
Selon un communiqué de cas publié dans le New England Journal of Medicine, les médecins ont diagnostiqué l’éruption cutanée de l’homme comme un cas classique de phytophotodermatite : une réaction inflammatoire causée par l’exposition de la peau à un agent topique végétal photosensibilisant contenant des furocumarines, suivie d’une exposition à la radiation ultraviolette.
En termes simples, il s’agit d’une réaction provoquée par des substances toxiques présentes dans les plantes (phyto) qui réagissent avec la lumière UV (photo) et provoquent des brûlures, des cloques, des desquamations et des changements de pigmentation de la peau (dermatite).

Source : New England Journal of Medicine (2024)
Les furocumarines sont des substances toxiques que l’on trouve dans certaines mauvaises herbes, mais aussi dans une variété de plantes alimentaires telles que le céleri, la carotte, le persil, le fenouil, le citron, l’orange amère, le citron vert, le pamplemousse et l’orange douce.
Les furocumarines peuvent pénétrer dans les cellules de la peau et, dans le cas de celles qui sont phototoxiques, elles s’activent lors de l’exposition à la lumière ultraviolette. Cela provoque la formation de liaisons entre les bases de pyrimidine dans l’ADN, ce qui unit l’ADN en double hélice, interrompant sa réplication, entraînant ainsi la mort mobile et l’inflammation.
Lorsque la réaction douloureuse se produit, le traitement inclut des médicaments capables d’alléger l’inflammation. Dans ce cas, le patient a été traité avec une crème stéroïdienne topique et une lotion. Malgré tout, plusieurs mois ont été nécessaires pour une guérison complète.