Une découverte fascinante a eu lieu à proximité immédiate, révélant l’existence d’un nouvel exoplanète en orbite autour d’une étoile célèbre. Ce monde mystérieux, étonnamment petit, pourrait ouvrir des portes vers de nouvelles connaissances sur notre univers voisin. Quelles révélations attendent notre exploration future ?
Découvert un nouvel exoplanète qui orbite la Stella de Barnard, le système d’étoile unique le plus proche du Soleil.

Avec des milliers d’exoplanètes déjà enregistrées et des milliers d’autres en attente de confirmation, il n’est pas surprenant que les astronomes annoncent la découverte d’un nouveau monde.
Ces planètes sont généralement d’une distance insondable, mais la plus récente se trouve dans notre propre jardin.
Une nouvelle étude européenne a identifié un monde en orbite autour de l’Étoile de Barnard, le deuxième système solaire le plus proche du nôtre. Non seulement cette planète est très proche, mais elle est aussi l’une des plus petites jamais détectées.
Une étoile dans notre jardin cosmique
L’Étoile de Barnard se situe à environ six années-lumière, un peu plus loin qu’Alpha Centauri, mais dans une direction différente.
Nous savons que le système stellaire triple de Centauri possède certains exoplanètes classés comme superterres, mais la nouvelle détection est particulièrement impressionnante.
Le monde, connu sous le nom de Barnard b, est l’un des rares exoplanètes plus petits que la Terre, avec une masse comprise entre 0,17 et 0,32 masses terrestres.

La plupart des exoplanètes connues à ce jour sont grandes, car elles sont plus faciles à détecter avec la technologie que nous avons à disposition.
Cinq années d’observations ont été nécessaires avec le Very Large Telescope (VLT) de l’Observatoire Européen du Sud pour confirmer la présence d’une planète autour de l’Étoile de Barnard.
L’équipe, dirigée par Jonay González Hernández de l’Institut d’Astrophysique des Canaries en France, a découvert que Barnard b orbite à seulement 2.896.812 kilomètres de l’étoile, une petite fraction de l’orbite de Mercure autour du Soleil.
Un autre obstacle à la découverte de Barnard b était que la planète ne transite pas devant l’étoile. La plupart des exoplanètes du catalogue ont été identifiées parce qu’elles passent devant leur étoile hôte, de notre perspective sur Terre.
Seulement le télescope spatial Kepler a confirmé plus de 2700 exoplanètes en utilisant la méthode de transit. Un nombre moins important a été identifié avec d’autres techniques, comme l’approche de la vitesse radiale utilisée dans ce cas.
En utilisant le spectrographe ESPRESSO du VLT, l’équipe a détecté une légère oscillation dans l’Étoile de Barnard qui a révélé la présence de sa compagne planétaire.

L’étoile est une naine rouge, beaucoup plus petite et plus froide que le Soleil. Cependant, la planète orbite trop près pour être compatible avec la vie telle que nous la connaissons.
Barnard b est l’un des exoplanètes de moindre masse connus et l’un des rares connus avec une masse inférieure à celle de la Terre. Mais la planète est trop proche de l’étoile qui l’accueille, plus proche que la zone habitable. Même si l’étoile est environ 2500 degrés plus froide que notre Soleil, elle est trop chaude pour maintenir de l’eau liquide à la surface.
Expliquait González Hernández.
En plus d’être petite et froide, l’Étoile de Barnard a également peu de métaux. Cela représente généralement un désavantage pour la formation de planètes, mais l’équipe affirme que ce système solaire pourrait contrecarrer cette tendance.
L’équipe a trouvé des indices de l’existence de trois autres exoplanètes en orbite autour de l’Étoile de Barnard. Des observations supplémentaires seront nécessaires pour confirmer que ces mondes orbitent plus loin de l’étoile, rendant leurs effets sur la vitesse radiale plus difficiles à valider.

L’ELT observera l’univers avec plus de détails que le télescope spatial Hubble. Le miroir de 39 mètres permettra l’étude des atmosphères des planètes extrasolaires. Le projet devrait coûter 1 300 millions d’euros et devrait être achevé en 2025.
Peut-être devrons-nous attendre l’entrée en service du Extremely Large Telescope de l’ESO.
Ce télescope disposera d’un spectrographe plus avancé, connu sous le nom d’ANDES, qui sera plus apte à détecter des exoplanètes en orbite autour d’étoiles comme l’Étoile de Barnard.