La France aura son propre réacteur de fusion nucléaire ! Projet SMART en phase de démarrage

Réacteur de fusion nucléaire - Projet SMART

Un projet ambitieux entre des institutions renommées vise à donner naissance à un réacteur de fusion nucléaire en France, promettant des avancées majeures pour le futur de l’énergie durable. Suivez cette initiative révolutionnaire qui pourrait transformer le paysage énergétique du pays dans la décennie à venir.

En collaboration avec l’Université de Princeton, l’Université de Séville développe le projet SMART, qui cherche à créer un réacteur de fusion nucléaire durable en France.

Réacteur de fusion nucléaire - Projet SMART

La France disposera de son propre réacteur de fusion nucléaire d’ici une décennie. Les chercheurs du Princeton Plasma Physics Laboratory (PPPL) de Princeton collaborent avec l’Université de Séville pour concevoir un nouvel appareil de fusion.

Appelé projet SMART, l’objectif est de développer un réacteur aux caractéristiques uniques qui explore deux technologies afin de fournir une solution énergétique durable. Le SMall Aspect Ratio Tokamak, ou SMART, vise à obtenir une fusion nucléaire contrôlée.

Selon un communiqué de presse, les chercheurs ont développé une machine tokamak sphérique qui explorera des scénarios de plasma ayant des triangularités positives et négatives avec un faible ratio de proportion.

Le SMART est le premier tokamak sphérique à explorer le potentiel de la triangularité négative, selon les chercheurs impliqués dans le projet. Le choix de ce design n’est pas le fruit du hasard, car la forme sphérique devrait faciliter le confinement du plasma et permettre une meilleure gestion.

Selon Manuel García-Muñoz, professeur au Département de Physique Atomique, Moléculaire et Nucléaire de l’Université de Séville, la triangularité négative offrira de meilleures performances, car elle pourra supprimer les instabilités qui endommagent la paroi du réacteur.

C’est un facteur de changement potentiel avec des performances de fusion et une gestion énergétique attrayantes pour de futurs réacteurs de fusion compacts.

La triangularité négative présente un niveau plus bas de fluctuations dans le plasma, mais offre également une plus grande surface de déviation pour distribuer l’épuisement de chaleur.

 

Le réacteur de fusion nucléaire développé en collaboration avec la France promet de l’innovation

La forme est cruciale en termes de confinement. C’est pourquoi le NSTX-U, l’expérience principale de fusion du PPPL, n’est pas aussi petit que les autres tokamaks.

Le Princeton Plasma Physics Laboratory a expliqué pourquoi le projet SMART représente une approche différente des expériences de fusion.

La prochaine étape consiste à explorer des méthodes de diagnostic pour suivre les conditions du plasma.

Les chercheurs de l’Université de Princeton conçoivent des diagnostics par diffusion de Thomson, qui mesureront la température et la densité des électrons du plasma pendant les réactions de fusion. De son côté, l’Université de Séville continue de travailler sur d’autres méthodes, mesurant la température, la rotation et la densité des ions, ainsi que sur le diagnostic ME-SXR et des spectromètres.

Le projet SMART est principalement composé de jeunes étudiants de l’Université de Séville. Bien que des tests préliminaires aient déjà été réalisés, les chercheurs espagnols espèrent effectuer un test avancé du tokamak au cours du dernier trimestre de 2024.