La présence de déchets spatiaux en orbite terrestre soulève des questions fascinantes sur l’impact de l’environnement spatial sur les objets humains. Un ancien fusée, laissée à flotter, a récemment fait l’objet d’une analyse approfondie. Les résultats révèlent des surprises concernant son état général après quinze années d’exposition.
Cette fusée est exposée à la radiation spatiale depuis 15 ans, à des particules à haute énergie, à des variations de température, à des champs magnétiques, à la radiation cosmique et malgré cela, bien qu’elle fasse partie des débris spatiaux, mesurant environ la taille d’un bus urbain, elle semble en très bon état. Cette apparence est surprenante !

Il existe une énorme quantité de débris flottant dans l’espace, avec des estimations récentes suggérant que plus de 25 000 objets pourraient être en orbite autour de la Terre en ce moment. Jusqu’à présent, il n’est pas fréquent de voir ces débris de près pour découvrir comment une exposition dans l’espace affecte les objets fabriqués par l’homme.
Une sonde lancée par des chercheurs japonais a passé des mois à suivre une étape d’une fusée morte, selon les informations d’Ars Technica. Maintenant, la sonde a envoyé ses résultats, montrant l’état de l’ancien lanceur avec des détails satisfaisants.
L’espace n’a pas été si cruel avec l’ancienne fusée
La fusée en question a été lancée dans l’espace il y a plus de 15 ans. Elle mesure plus de 11 mètres de long, pèse environ trois tonnes et a été laissée à flotter au-dessus de la Terre. Oui, beaucoup de gens espèrent que rien ne la heurtera là-haut.
Maintenant, le Japon travaille sur une méthode pour retirer ses déchets de l’espace, qui commence par la mission Active Debris Removal by Astroscale-Japan (Retrait actif des débris par Astroscale-Japon).
La mission a été lancée en février et une sonde a pu localiser la fusée morte et la suivre au-dessus de la Terre, comme l’explique Ars Technica :
Le ADRAS-J a photographié la phase supérieure d’une fusée H-IIA à une distance de plusieurs centaines de mètres, puis s’est éloigné. Il s’agit de la première image publiée de débris spatiaux capturés à partir d’un autre vaisseau spatial utilisant des opérations de rencontre et de proximité.
Depuis lors, Astroscale a effectué des manœuvres plus complexes autour de la phase supérieure du H-IIA, qui n’est plus contrôlée depuis le lancement d’un satellite japonais de recherche climatique en janvier 2009. Astroscale a essayé d’effectuer un virage de 360 degrés autour de la fusée H-IIA le mois dernier, mais le vaisseau spatial a déclenché un arrêt autonome à un tiers de la manœuvre, après avoir détecté une anomalie d’attitude.
Depuis lors, les scientifiques ont découvert et résolu le problème qui a causé l’arrêt du dernier vol et sont retournés à la fusée inutile pour voir dans quel état elle se trouve. Astroscale, l’entreprise privée derrière le programme, a maintenant partagé certaines images rapprochées du vaisseau abandonné alors qu’il flotte sur la Terre.
La fusée semble être en très bon état, car son revêtement extérieur est intact.
La structure ressemble remarquablement à l’apparence qu’elle avait lorsqu’elle a été lancée.
Indique Ars.
En plus d’évaluer son état physique, l’équipe a également observé le comportement du vaisseau mort dans l’espace, en surveillant son taux de rotation et sa vitesse, afin de pouvoir planifier une façon de l’enlever un jour du ciel.
Ceci est la prochaine étape du programme ADRAS-J, mais cela sera infiniment plus complexe, car les vaisseaux que l’on souhaite retirer de l’orbite n’ont jamais été conçus pour accoster ou être récupérés de l’espace. Pour capturer et retirer les débris spatiaux, le programme développe un vaisseau de seconde génération qui sera capable de capturer les déchets en orbite. Les données de cette mission seront utilisées pour planifier la prochaine phase du nettoyage de l’espace.
Nettoyer notre orbite ne sera pas une tâche facile et nécessitera la collaboration d’agences spatiales du monde entier. Des propositions de missions de nettoyage de l’espace ont déjà été présentées par des agences d’Europe et des États-Unis, qui espèrent nettoyer le cosmos dans la prochaine décennie.