Le nouveau lanceur Ariane 6 – le plus puissant et polyvalent des lanceurs de l’Agence spatiale européenne (ESA) – a décollé avec succès lors de son vol inaugural et a placé en orbite les satellites à bord. Cependant, au dernier moment, une défaillance a empêché sa désorbitation.

Le lancement d’Ariane 6 s’est déroulé sans accroc
Ariane 6 a décollé du Port Spatial Européen en Guyane française à 20h00 heure locale le 9 juillet, dans les délais prévus par l’ESA depuis des semaines. Le lancement s’est déroulé sans problème, tant en termes de performances du lanceur que du comportement du nouveau complexe de lancement, construit par l’agence spatiale française CNES dans le but d’augmenter le taux de lancement du lanceur Ariane.
L’objectif principal de ce vol inaugural était de démontrer la capacité d’Ariane 6 à se séparer de ses deux étages et à échapper à la gravité de la Terre pour opérer dans l’espace, ce qui a été très réussi. Il transportait également des charges utiles à bord, qui ont pu être déployées avec succès.
Une heure et six minutes après le décollage, le premier ensemble de satellites à bord du lanceur a été libéré avec succès de l’étage supérieur et placé en orbite à 600 km au-dessus de la Terre. Parmi eux se trouvaient des satellites et des expériences de plusieurs agences spatiales européennes, d’entreprises, d’instituts de recherche, d’universités et de professionnels.

Il n’y a eu qu’un seul problème…
Après le lancement des satellites, un test de réallumage du moteur Vinci a été effectué, une nouvelle caractéristique du deuxième étage d’Ariane 6 pour le lancement de charges utiles multiples sur différentes orbites.
Lors de la deuxième tentative d’allumage, l’unité auxiliaire de propulsion du lanceur a subi une anomalie qui a empêché la désorbitation contrôlée de l’étage, ainsi que le lancement de deux capsules expérimentales, à Nemo Point, le point le plus éloigné de toute zone habitée de l’océan Pacifique.
L’échec de la manœuvre fait partie des exigences strictes de l’Union européenne pour éviter l’augmentation des débris spatiaux lors des lancements de fusées. Malgré cet incident, l’ESA considère le lancement comme un succès et prévoit d’effectuer le premier vol commercial d’Ariane 6 cette année encore.
Le lanceur a 29 missions prévues, dont 18 lancements pour déployer le service Internet par satellite Kuiper d’Amazon. Avant ce vol inaugural, il a été annoncé qu’un de ses clients, Eumetsat, avait annulé un lancement en faveur du Falcon 9 de SpaceX.
