Passer une nuit sans dormir vous amènera à faire des erreurs: quelles sont les conséquences

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Une étude a testé ce qui se passe dans notre cerveau lorsque nous ne dormons pas : il suffit de 24 heures sans sommeil pour ralentir nos temps de réaction aux stimuli visuels.

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Les étudiants qui passent le baccalauréat en ce moment le savent bien (nous avons fait passer les épreuves à ChatGPT) : à l’approche d’un test, la peur de ne pas être prêt – qui survient également pendant l’université – peut conduire à penser que la meilleure chose à faire (peut-être la seule possible) est de passer toute la nuit à réviser, sans dormir. Eh bien, une nouvelle étude scientifique a confirmé qu’il ne pourrait pas y avoir de pire choix. Nous avons expliqué ici combien d’heures de sommeil sont nécessaires pour se sentir bien.

Les chercheurs de l’Université autonome de Nuevo León, au Mexique, ont soumis un groupe de 22 étudiants universitaires de 17 ans à un programme de privation de sommeil de cinq jours pour observer si et comment cela modifiait leur capacité d’attention et leurs temps de réaction aux stimuli visuels. Les résultats ont été publiés dans le journal Experimental Brain Research.

Une nuit blanche suffit pour être ralenti toute la journée

L’étude a été menée en trois phases : les deux premiers jours, les étudiants ont dormi normalement, le troisième jour, ils ont été obligés de rester éveillés 24 heures, tandis que les deux derniers jours, ils ont pu reprendre un sommeil normal.

Les chercheurs ont soumis les étudiants à un test appelé Rapid Serial Visual Presentation (RSVP), dont le but est d’étudier les temps de réaction aux stimuli visuels : essentiellement, l’observateur voit une séquence d’éléments, par exemple une série d’objets très similaires, parmi lesquels l’un est différent des autres. L’observateur doit alors signaler l’élément différent, la cible, qui apparaît très rapidement et est donc très difficile à repérer.

Comment les temps de réaction changent en l’absence de sommeil

Pendant les cinq jours du programme, chaque jour, à la même heure, les participants ont passé le même test. Déjà après une seule nuit blanche, les étudiants avaient une capacité moindre à détecter les cibles, tandis que les temps de réaction et d’identification des cibles étaient en moyenne beaucoup plus longs.

En général, les personnes repèrent la cible si elle apparaît dans un intervalle de temps compris entre 200 et 500 ms, mais le lendemain de la nuit sans sommeil, les étudiants ont eu du mal à voir la cible même lorsqu’on leur a donné un intervalle de temps plus long comme 600 ms.

En substance, ces résultats indiquent que la privation de sommeil, même pour une seule nuit, peut compromettre de manière évidente nos fonctions cognitives, nous rendant moins réactifs aux stimuli. Ce ralentissement des temps de réaction peut avoir des conséquences sur nos performances intellectuelles – comme lors d’un test universitaire – mais peut également nous faire commettre des erreurs dans nos activités quotidiennes, qui pourraient avoir des conséquences bien pires qu’une mauvaise note.