Journée mondiale de l’environnement: il n’y a qu’une seule planète et nous la détruisons, mais il y a encore de l’espoir

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Le 5 juin de chaque année, on célèbre la Journée mondiale de l’environnement, le plus important événement de sensibilisation sur les questions environnementales et l’impact de l’homme sur la Terre. Les données sont dramatiques, mais il y a encore de l’espoir pour nous sauver et pour sauver les équilibres de notre unique planète.

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À partir de 1974, le 5 juin de chaque année est célébrée la Journée mondiale de l’environnement (World Environment Day – WED), un événement planétaire promu par les Nations Unies (ONU) visant à sensibiliser l’opinion publique et les institutions à l’impact de l’homme sur la planète. Nous sommes donc exactement à mi-chemin entre la première célébration, qui a eu lieu deux ans après l’institution de la journée décidée lors de la Conférence de Stockholm sur l’environnement humain de 1972. La première Journée de l’Environnement s’est tenue lors de l’Expo ’74 à Spokane (États-Unis) sous le slogan « Un seul planète », pour souligner que nous ne pourrions pas nous sauver des conséquences de la consommation effrénée, de la pollution et de la destruction des ressources naturelles, n’ayant nulle part ailleurs où aller. Aujourd’hui, des millions de personnes célèbrent l’événement dans le monde entier.

Le thème central de la première journée a été repris à plusieurs reprises au cours des occasions suivantes, devenant même la devise de plusieurs mouvements écologistes. La phrase « un seul planète » se retrouve également dans le sous-titre de Sapiens, l’émission de télévision animée par le géologue Mario Tozzi – récemment interviewé par Netcost-security.fr – qui porte sur les conséquences des activités humaines sur la Terre, de plus en plus dévastatrices. Le changement climatique est indubitablement le plus significatif, étant considéré comme la principale menace existentielle pour l’humanité, avec des effets potentiellement catastrophiques dès les prochaines décennies. Ce n’est pas un hasard si certains chercheurs envisagent la fin de la civilisation (telle que nous la connaissons aujourd’hui) dès 2050.

L’élévation du niveau de la mer, les famines, les guerres mondiales pour les ressources, la propagation de maladies, des événements météorologiques extrêmes de plus en plus fréquents et destructeurs, la perte de biodiversité et des vagues de chaleur mortelles ne sont que quelques-unes des conséquences du réchauffement climatique. Pour se protéger des effets destructeurs de ce processus, il est essentiel de réduire les émissions de CO2 (dioxyde de carbone) et d’autres gaz à effet de serre, moteur de ce phénomène, mais aussi de restaurer l’environnement naturel dévasté, en plantant des arbres, en récupérant les zones humides, en dépolluant les sols contaminés et en luttant contre la désertification, un problème significatif également en Italie.

Le thème central de la Journée mondiale de l’Environnement 2024 est lié à la restauration du territoire, à la désertification et à la sécheresse, des phénomènes étroitement liés à la lutte contre le changement climatique. Selon la Convention des Nations Unies de lutte contre la désertification, « jusqu’à 40 pour cent du territoire de la planète est dégradé », avec un impact direct sur 4 milliards de personnes (la moitié de la population terrestre) et sur 50 pour cent du produit intérieur brut mondial, soit 44 trillions de dollars. « Le nombre et la durée des périodes de sécheresse ont augmenté de 29 % depuis 2000 : sans action urgente, d’ici 2050, la sécheresse pourrait toucher plus des trois quarts de la population mondiale », explique le PNUE, le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). Le problème concerne également l’Italie de près. Selon une analyse de Coldiretti basée sur les données de l’ISPRA et de l’Eswd, 28 pour cent du territoire de la Botte serait menacé de dégradation et de désertification. Les phénomènes de sécheresse sont de plus en plus graves, prolongés et dangereux, comme nous le rappelle la dramatique sécheresse du Pô de 2022, avec la nécessité de rationner l’eau et des récoltes entières perdues.

Mais grâce à la restauration de l’environnement naturel et à la lutte contre le changement climatique, il est encore possible de contrer efficacement les conséquences de la désertification progressive. Un grand succès a été atteint en février de cette année avec l’approbation par le Parlement européen de la loi sur la restauration de la nature, une loi qui impose la restauration des écosystèmes naturels dans les pays de l’UE et qui, en un quart de siècle, concernera 90 pour cent des zones naturelles dégradées. Le premier pas consistera à restaurer 20 pour cent des habitats naturels marins et terrestres européens d’ici la fin de cette décennie. En 2023, les pays de l’ONU avaient également conclu un accord pour protéger 30 pour cent des mers et des océans du monde entier. Ce sont des initiatives louables qui vont dans la bonne direction et donnent de l’espoir, mais il est essentiel de poursuivre les objectifs avec rigueur et de continuer à lutter contre les combustibles fossiles, en atteignant une transition écologique complète et efficace. C’est ainsi que nous parviendrons à prévenir les effets les plus dramatiques de la crise climatique actuelle, en nous protégeant nous-mêmes et en protégeant les équilibres de notre unique planète.