La Chine aurait développé une puce d’interface cerveau-ordinateur appelée Neucyber qui permettrait à un singe de contrôler un bras robotique uniquement avec ses pensées.

Neucyber, la puce chinoise à implanter dans le cerveau
La Chine a développé sa propre version d’une puce cérébrale du type Neuralink et l’a utilisée pour démontrer qu’un singe peut manipuler un bras robotique en n’utilisant que ses pensées, selon Reuters jeudi, citant la source d’informations Xinhua, soutenue par la Chine.
Le singe avec l’implant d’interface cerveau-ordinateur (BCI) Neucyber a été physiquement retenu et a réussi à faire en sorte que le bras robotique tienne une fraise, selon le comuniqué.

La puce Neucyber de Chine a été développée par Beijing Xinzhida Neurotechnology et annoncée lors du Forum Zhongguancun à Pékin jeudi, qui se poursuivra jusqu’à lundi prochain.
Le BCI consiste à capturer les changements subtils dans les signaux électriques du cerveau, à décoder les intentions cérébrales et à obtenir le contrôle des « actions » par la « pensée », permettant ainsi de contrôler les machines sans contact physique.
Le professeur de l’Université de Tsinghua, Luo Minmin, qui travaille à l’Institut de recherche sur le cerveau de l’université, a expliqué dans un rapport du Global Times, une publication étatique chinoise en anglais.
La puce Neucyber est composée de microélectrodes flexibles, de deux « dispositifs d’acquisition de signaux neuronaux » et d’un « algorithme génératif de décodage neuronal », indique l’agence.
Contrairement à Neuralink, qui a commencé les essais sur les humains et dont le premier patient humain est capable de jouer à des jeux comme Civilization VI et Mario Kart, la Chine n’a pas encore commencé à tester son implant Neucyber sur des humains, rapporte Reuters.
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— Neuralink (@neuralink) Mars 20, 2024
En février, le Global Times a rapporté que l’Université de Tsinghua a implanté une puce BCI différente, l’Opportunité électronique neuronale (NEO), dans un patient tétraplégique. Depuis lors, le NEO a permis au patient de boire de l’eau en utilisant un gant spécialisé sur sa main, affirme le journal.
La Chine a également ouvert un nouveau laboratoire dédié à la recherche sur l’interaction cerveau-machine l’année dernière, et le gouvernement du pays a confirmé cette année que le développement de la technologie d’interface cérébrale reste une priorité.