La prolongation de la sécurité sur Windows 10 devient un choix coûteux. Un an après la fin du support gratuit, Microsoft augmente significativement le prix de ses mises à jour de sécurité étendues, doublant immédiatement les coûts pour les entreprises qui retardent leur migration.
Garder Windows 10 en sécurité relève désormais d’une décision financière conséquente. Un an après l’arrêt du support officiel, Microsoft augmente les tarifs des mises à jour de sécurité. Ceux qui ont repoussé la migration font face à des coûts qui doublent immédiatement, avec de nouvelles hausses prévues.

Pour de nombreux parcs informatiques, une transition directe vers Windows 11 n’est pas réalisable. Un matériel ancien incompatible, des applications métiers critiques ou des architectures internes complexes retiennent des milliers d’ordinateurs sur un système obsolète. Pour éviter de laisser ces machines vulnérables, la seule option est le programme de Mises à jour de Sécurité Étendues de Microsoft, connu sous le nom d’ESU.
Le coût élevé du programme de support étendu
Ce dispositif, prévu jusqu’en octobre 2028, a démarré avec un tarif de base de 61 dollars par licence pour la première année. Il offrait une couverture pour des groupes de machines au sein d’une même infrastructure d’entreprise, procurant un délai pour planifier les migrations en toute sécurité.
La difficulté apparaît avec l’entrée dans le deuxième cycle de renouvellement, d’octobre 2026 à octobre 2027. Le coût annuel bondit directement à 122 dollars par PC pour les abonnés existants. La situation est plus délicate pour les organisations souhaitant adhérer seulement à cette phase. Microsoft exige le paiement rétroactif de la première année, portant le tarif d’entrée à 183 dollars, même si la période précédente n’a pas été utilisée.

Une stratégie transparente pour accélérer le changement
L’augmentation financière ne s’arrête pas à cette phase intermédiaire. Pour la dernière période, d’octobre 2027 à fin 2028, le prix est à nouveau multiplié et se fixe à 244 dollars annuels, avec toujours l’obligation de régulariser rétroactivement les années passées.
Cette politique est clairement conçue pour rendre le maintien sur Windows 10 financièrement insoutenable. En renchérissant progressivement la maintenance corrective d’un code obsolète, Microsoft pousse les responsables informatiques à accélérer le renouvellement du parc ou à se tourner vers des plateformes alternatives.
À la fin de ce cycle de trois ans, les correctifs de sécurité s’arrêtent définitivement pour toutes les infrastructures. Sans mises à jour disponibles à aucun prix et avec des coûts de plus en plus lourds, persister avec Windows 10 deviendra un risque que peu pourront assumer.
