Le principal défaut de Nothing réside dans son système de mises à jour, miné par les bugs et les restrictions

L’entreprise Nothing est connue pour sa volonté de bouleverser le marché. Son ambition est de proposer des produits à la fois performants et accessibles. Pour cela, elle s’appuie sur un système d’exploitation maison, Nothing OS. Mais cette approche comporte des défis.

L’interface personnalisée de Nothing promet des fonctionnalités uniques. Toutefois, l’équipe de développement et de tests est moins importante que celle des géants du secteur. Ce déséquilibre influe directement sur la stabilité des mises à jour logicielles.

Des bugs qui érodent la confiance des utilisateurs

L’expérience utilisateur est parfois entachée par des anomalies. Un exemple marquant concerne la sortie de Nothing OS 4. Sur les premiers modèles du Phone (3), l’installation affichait par erreur un message indiquant une version bêta d’Android. Ce problème fut corrigé par la suite, mais il a suscité de nombreuses réactions dans la communauté.

Nothing Phone 4a avec Nothing OS 4
Nothing Phone 4a avec Nothing OS 4 / Images officielles modifiées

Actuellement, les forums de discussion révèlent d’autres soucis. Un nouveau système de protection, intégré directement à l’OS, bloque parfois l’accès au téléphone. Si un utilisateur touche une notification, il peut se retrouver incapable de dessiner son motif de déverrouillage ou de saisir son code PIN. Des difficultés similaires surviennent avec le mode écran partagé et d’autres fonctionnalités.

Même si ces bugs sont finalement résolus, leur persistance régulière est problématique. Ce sont souvent les utilisateurs eux-mêmes qui doivent les signaler. Cette situation décourage une part importante des clients, qui souhaitent simplement utiliser leur appareil sans complication.

Écran du Nothing Phone (2)
Écran du Nothing Phone (2) / Photo : Groupe NET

Pour continuer à grandir, Nothing doit adopter une stratégie différente. La marque ne peut pas rivaliser en vitesse de déploiement avec des acteurs comme Xiaomi ou Samsung. Son public attend avant tout une expérience fiable. La confiance déjà acquise pourrait s’éroder si les problèmes logiciels persistent. Le design distinctif est un atout, mais le logiciel reste l’élément central d’un smartphone aujourd’hui.

Il y a plusieurs mois, le fondateur Carl Pei a annoncé une priorité donnée à l’amélioration du logiciel. Les utilisateurs constatent que cette promesse n’est pas encore pleinement tenue. Sur les réseaux sociaux, certains rappellent déjà cet engagement au dirigeant, ce qui montre les conséquences d’un chemin qui ne serait pas axé sur la qualité, même si celle-ci demande plus de temps.