Robots indestructibles : des machines à pattes qui se réparent d’elles-mêmes après un choc

Robots que no se rinden: la IA diseña máquinas con patas que se reparan solas tras sufrir daño

Une avancée marquante dans le domaine de la robotique a été réalisée par une équipe d’ingénieurs, qui a mis au point un robot adaptable capable de se déformer et de continuer à fonctionner, même après avoir subi des dommages importants. Ce concept enflamme l’imagination quant aux possibilités futures.

Robots indestructibles des machines a pattes qui se reparent

Une équipe d’ingénieurs de l’Université Northwestern a créé un concept révolutionnaire dans le domaine de la robotique qu’ils appellent « intelligence athlétique ». Ils ont développé une « métamachine à pattes » qui semble posséder un instinct de survie. Ce robot modulaire est capable de se connecter et de changer de forme, et surtout, de continuer à fonctionner même après avoir subi des dommages considérables. Les détails de cette invention ont été publiés dans PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America).

Pour y parvenir, ils ont imaginé un système similaire à des LEGO, mais où chaque pièce est un robot autonome. Les modules sont assez simples visuellement : ils ressemblent à des pattes reliées à une sphère centrale. À l’intérieur de cette sphère se trouvent tous les composants nécessaires pour fonctionner, y compris une carte mère, une batterie et un moteur. Lorsqu’un module est isolé, il peut déjà rouler, pivoter et faire de petits sauts. Cependant, le plus impressionnant se produit lorsque les pièces s’assemblent. En se combinant, les modules se transforment en pattes, colonnes vertébrales ou queues, s’adaptant aux exigences de leur environnement.

Quand l’IA détermine la forme du robot

Youtube video

Ce qui est le plus fascinant, c’est la manière dont les ingénieurs ont défini la forme que prendrait le robot. Ils savaient que tenter d’imiter des animaux connus, comme les chiens ou les humains, serait trop restrictif. Ils ont donc opté pour l’intelligence artificielle. Ils ont fourni un simulateur basé sur la théorie de l’évolution de Darwin et ont laissé l’algorithme s’occuper du reste. L’IA a testé, éliminé et créé de nombreux corps virtuels, rejetant ceux qui n’étaient pas viables. Comme le montre la vidéo, le prototype se déplace de manière fluide.

Des tests ont été réalisés sur différents terrains tels que la boue, le gravier, les racines, le sable et les débris. Ce robot a prouvé qu’il pouvait naviguer autour des obstacles, tomber sur le dos et se retourner tout seul comme si de rien n’était. Toutefois, ce qui impressionne réellement, c’est ce qui se passe lorsque quelque chose ne va pas. Actuellement, si un chien robot de haute technologie perd une patte, il faut la réparer. En revanche, si cette métamachine est coupée en deux, les morceaux séparés ne deviennent pas inutilisables. Chaque pièce conserve son autonomie et continue à rouler ou à se traîner pour se reconnecter aux autres.

Sam Kriegman, l’expert en biorobotiques qui a dirigé le projet, résume parfaitement la situation en affirmant que nous assistons à l’émergence de l’un des premiers robots ayant réussi à interagir avec le monde réel après avoir évolué dans un système informatique. En alliant flexibilité physique et créativité algorithmique, une nouvelle ère de robots se profile à l’horizon.