L’IA booste la productivité, mais elle pousse aussi les travailleurs à se dépasser davantage

La IA aumenta la productividad, pero también obliga a los trabajadores a esforzarse mucho más

Une analyse récente remet en question les promesses de la technologie, révélant que l’intelligence artificielle pourrait accroître la charge de travail plutôt que la réduire. Ce phénomène soulève des préoccupations sur le bien-être des employés, alors que les outils censés alléger la pression semblent créer de nouvelles exigences.

LIA booste la productivite mais elle pousse aussi les travailleurs

On nous a promis que l’automatisation nous offrirait du temps libre et des journées de travail plus détendues, mais la réalité des bureaux est très différente. Les dernières données publiées par Futurism indiquent que l’utilisation de l’intelligence artificielle augmente réellement votre charge de travail quotidienne, vous contraignant à assumer bien plus de tâches que prévu.

Pour comprendre ce phénomène, il faut examiner l’énorme étude menée par ActivTrak. Après avoir surveillé plus de cent soixante mille employés pendant six mois, il est apparu que le temps consacré à ces outils a été multiplié par huit récemment. Loin d’alléger les journées, le volume de courriers et de messages a doublé.

La trappe du temps libre : pourquoi vous finissez par assumer plus de responsabilités

Le mirage de la rapidité entraîne des conséquences. Le rapport signale que l’utilisation de logiciels d’entreprise a augmenté de quatre-vingt-quatorze pour cent. Cela conforte ceux qui avaient prévenu que l’automatisation exigerait un plus grand effort humain au travail, plutôt que de diminuer nos heures de production.

Il existe une plage d’utilisation idéale difficile à maintenir. Les analystes estiment que consacrer entre sept et dix pour cent de la journée à ces assistants virtuels maximise la productivité réelle. Pourtant, à peine trois pour cent des travailleurs parviennent à rester dans cette limite.

Gabriela Mauch, responsable du laboratoire à l’origine de l’étude, explique la situation. Le souci majeur est que la capacité libérée est immédiatement réutilisée pour d’autres tâches. Finalement, l’employé comble les vides avec plus d’obligations, car la machine lui donne l’impression de pouvoir tout gérer.

Un travail parallèle de l’université de Harvard confirme cette même trappe. La professeure Aruna Ranganathan a observé que des employés assumaient inconsciemment des montagnes de nouvelles tâches en raison de cette fausse sensation de facilité. Craignant de devenir obsolètes face aux importants changements sur le marché du travail, ils préfèrent se surcharger pour suivre le rythme.

Ce volume incessant entraîne une fatigue mentale profonde, déjà désignée aux États-Unis comme « friture cérébrale ». La cause principale réside dans le fait que superviser plusieurs agents virtuels effectuant différentes fonctions fatigue beaucoup plus l’esprit que de réaliser une seule tâche manuelle pendant une période prolongée, altérant notre capacité à prendre des décisions.

Plusieurs programmeurs se sont déjà plaints publiquement de cette dynamique au sein de leurs bureaux. Au final, le temps économisé ne revient jamais au travailleur, mais se transforme directement en nouvelles exigences de production imposées par les supérieurs, qui finissent par compromettre la qualité du travail remis au client.