Google a choisi de régler une affaire judiciaire pour éviter un procès, s’engageant à verser 135 millions de dollars suite à des accusations concernant une utilisation non autorisée des données des utilisateurs, même lorsque leurs appareils étaient bloqués.
Google conclut un accord historique pour mettre fin à une action collective qui l’accusait d’utiliser les données mobiles des utilisateurs même avec le téléphone verrouillé et les applications fermées

Google a décidé d’ouvrir son porte-monnaie pour éviter un procès. La société de Mountain View a accepté de verser 135 millions de dollars pour résoudre une action collective en justice qui la poursuivait depuis quelque temps, mettant en lumière la gestion de la connexion Internet par Android.
Les plaignants affirmaient que Google avait programmé Android pour envoyer des données à ses serveurs, utilisant la connexion de données mobiles des utilisateurs sans leur consentement explicite. Le plus préoccupant était que cette consommation de données se produisait en arrière-plan. Cela se produisait même lorsque les utilisateurs avaient fermé les applications de Google, désactivé l’historique de localisation ou simplement verrouillé leur téléphone dans leur poche.
Tes gigas finançaient sa publicité
L’argument juridique des plaignants est intéressant. Ils ont qualifié cette pratique de « conversion », un terme légal utilisé lorsque quelqu’un s’approprie indûment la propriété d’un autre à des fins personnelles. Dans ce cas, la « propriété » concernait les données mobiles que les utilisateurs paient chaque mois à leurs opérateurs.
Selon la plainte, Google utilisait cette connexion « gratuite » (pour eux) pour collecter des informations visant à améliorer ses produits et affiner ses campagnes publicitaires. En gros, Google utilisait votre argent pour améliorer son modèle économique sans que vous le réalisiez.
Comme c’est souvent le cas dans de tels accords, Google continue de nier avoir commis une faute. Toutefois, elle a préféré signer le chèque que de faire face à un procès prévu le 5 août en Californie.
Android va connaître quelques modifications
L’accord ne concerne pas uniquement un transfert d’argent. Google s’est engagé à apporter des changements dans le fonctionnement d’Android afin d’éviter que cela ne se reproduise.
Désormais, la société devra obtenir le consentement explicite des utilisateurs lors de la configuration initiale du téléphone avant de transférer ce type de données passives. De plus, elle a promis d’inclure une option claire dans les paramètres (un toggle) permettant aux utilisateurs d’arrêter ces transferts de manière simple et transparente. Les conditions d’utilisation de Google Play seront également mises à jour pour expliquer clairement ce qu’il advient de votre connexion.
L’avocat des plaignants, Glen Summers, a qualifié cet accord de plus grand paiement jamais effectué dans un cas de ce type. Bien que les paiements individuels soient plafonnés à 100 dollars par utilisateur concerné, le message pour l’industrie est clair : la connexion de données est sacrée et l’utiliser sans autorisation a un coût élevé.
