Le « dépassement » attendra 2027 : l’Exynos 2600 progresse, mais pas encore au niveau du Snapdragon 8 Elite Gen 5

Le "sorpasso" devra attendre 2027 : l'Exynos 2600 a beaucoup progressé, mais pas suffisamment pour détrôner le Snapdragon 8 Elite Gen 5

Les premiers benchmarks du Galaxy S26 Ultra révèlent que Samsung persiste avec le Snapdragon 8 Elite 5 pour les États-Unis, tandis que l’Exynos 2600 se rapproche sans pouvoir surpasser le processeur de Qualcomm. Le lancement à venir ne réserve que peu de surprises pour les fans de technologie.

Les benchmarks dévoilés du Galaxy S26 Ultra confirment que Samsung maintiendra la même stratégie aux États-Unis avec le Snapdragon 8 Elite 5, tandis que l’Exynos 2600 réduit l’écart sans atteindre la suprématie

Le "sorpasso" devra attendre 2027 : l'Exynos 2600 a beaucoup progressé, mais pas suffisamment pour détrôner le Snapdragon 8 Elite Gen 5
Le Galaxy S26 Ultra conserverait le Snapdragon 8 Elite 5 dans sa version américaine, tandis que l’Exynos 2600 arriverait sur les modèles internationaux avec des améliorations substantielles par rapport à la génération précédente.

Les premiers résultats de Geekbench du Samsung Galaxy S26 Ultra ont fait surface et confirment ce qui était prévu : il intégrera le Snapdragon 8 Elite 5 à l’échelle mondiale, surpassant le Galaxy S25 Ultra mais restant derrière le OnePlus 15. Pendant ce temps, l’Exynos 2600 améliore ses performances dans les modèles standard et Plus, mais ne détrône pas le processeur de Qualcomm.

L’information provient d’Android Police, qui a relayé des fuites du célèbre leaker Ice Universe. Les résultats montrent une amélioration nette par rapport au Galaxy S25 Ultra que nous avons déjà analysé, bien qu’ils ne changent pas radicalement le débat sur le meilleur processeur. Avec l’Unpacked imminent, les surprises sont absentes.

L’Exynos 2600 ne parvient toujours pas à égaler le Snapdragon

Le "sorpasso" devra attendre 2027 : l'Exynos 2600 a beaucoup progressé, mais pas suffisamment pour détrôner le Snapdragon 8 Elite Gen 5

La série Ultra sera équipée de processeurs Qualcomm, tandis que les modèles Plus et standard utiliseront Exynos et Snapdragon en fonction des régions.

Samsung maintient la répartition des processeurs par modèle et par région en place depuis longtemps : Snapdragon pour l’Ultra sur tous les marchés, et combinaison entre Snapdragon et Exynos pour les modèles standard et Plus selon les régions. L’entreprise a confirmé en novembre dernier que la répartition mondiale sera de 70 % pour Snapdragon contre 30 % pour Exynos 2600. L’Europe continuera à recevoir le processeur coréen dans les Galaxy S26 et S26 Plus.

Le problème est que, bien que l’Exynos 2600 ait surpassé le Snapdragon 8 Elite dans des fuites d’août, Qualcomm a repris l’avantage avec le 8 Elite 5. Samsung réduit l’écart, mais ne le ferme pas. Son processus de fabrication à 2 nm et l’architecture à 10 cœurs fonctionnent mieux que dans les générations précédentes, mais Qualcomm continue d’avoir de la marge pour pousser quand cela est nécessaire.

L’Exynos 2600 montre des améliorations significatives par rapport à l’Exynos 2500 —qui n’a jamais été commercialisé en raison de problèmes de surchauffe—, en particulier en performances multicœurs. Cela signifie que pour des tâches soutenues, comme le rendu vidéo ou le traitement IA, le processeur coréen se rapproche de ce que Qualcomm réalise avec son Adreno 840. Mais s’approcher n’est pas suffisant quand la concurrence reste en tête.

Les fuites d’octobre suscitaient des doutes sur d’éventuels problèmes thermiques, mais les benchmarks actuels montrent que Samsung a réussi à stabiliser le processeur suffisamment pour rivaliser sans que le mobile ne chauffe trop. La consommation énergétique reste une inconnue jusqu’à ce que quelqu’un puisse tester le terminal dans des conditions réelles.

Le Galaxy S26 Ultra améliore ses performances par rapport au S25 Ultra de manière notable, mais ne surpasse pas le OnePlus 15, qui demeure le mobile Android le plus rapide dans les benchmarks synthétiques. Samsung propose le meilleur matériel disponible sur le marché —écran, caméras, intégration avec l’écosystème Galaxy—, mais n’a pas le processeur le plus rapide… du moins dans les tests. Et il ne faut pas oublier que ce qui compte véritablement, ce sont les cas d’utilisation réels.

L’expérience utilisateur dépend de nombreux autres facteurs que les scores Geekbench, mais Samsung et Qualcomm continuent de mesurer leurs forces chaque année. Pendant ce temps, les fuites laissent très peu de place aux surprises : nous connaissons déjà les processeurs, les configurations de mémoire, les spécifications des caméras et même des fonctionnalités comme l’affichage de confidentialité. L’Unpacked de fin février servira davantage à confirmer les prix et la disponibilité qu’à révéler quoi que ce soit de nouveau.