Découvrez les marques de smartphones qui ont marqué l’histoire, mais dont la présence a disparu, laissant un vide dans le secteur. Des alternatives locales aux géants d’innovation, ces entreprises ont tenté de bousculer les codes sans réussir à s’adapter aux évolutions rapides du marché.
Ce phénomène a laissé un particulier cimetière de géants en France, avec des noms qui furent particulièrement populaires. Des acteurs locaux ayant rivalisé avec les plus grands aux innovateurs globaux incapables de s’adapter, nous revisitons quelques marques de mobiles qui nous manquent.
BQ : L’alternative espagnole
Pour le public espagnol, BQ est peut-être l’absence la plus ressentie. Née comme une entreprise de lecteurs de livres électroniques, elle a connu le succès avec sa gamme de smartphones Aquaris, qui offraient une relation qualité-prix exceptionnelle et une expérience Android presque pure, appréciée par les puristes.

BQ représentait l’idée que l’on pouvait concevoir une technologie compétitive en France. Ses appareils étaient honnêtes, fonctionnels et se sont forgé une solide communauté de fans. Cependant, l’arrivée de géants chinois comme Xiaomi ou Huawei, proposant des prix ultra-agressifs, a rendu la concurrence insoutenable. Bien que son héritage perdure dans d’autres domaines, son aventure dans la téléphonie mobile s’est arrêtée, laissant un vide que aucune autre marque locale n’a pu combler.
LG : L’innovation sans récompense
LG était l’éternel “autre” géant sud-coréen. Pendant des années, il fut synonyme d’audace et de recherche d’un facteur différentiel. Qui ne se souvient pas du LG G2 avec ses boutons à l’arrière, une idée ergonomique géniale ? Ou du LG G3, le premier mobile grand public à écran Quad HD ?

La société n’a jamais eu peur d’expérimenter : elle a misé sur les modules avec le LG G5, sur les caméras grand angle lorsque personne d’autre ne le faisait, ou sur des écrans secondaires dans sa série V. Toutefois, sa division mobile a accumulé des pertes pendant des années. Le marché ne récompensait pas toujours son audace et, finalement, en 2021, LG a pris la difficile décision de fermer complètement son activité de smartphones pour se concentrer sur d’autres secteurs rentables. Un grand nom s’est éteint, toujours en quête d’innovation.
BlackBerry : La fin du clavier physique
Il fut un temps où posséder une BlackBerry était un symbole de statut. Ses claviers QWERTY physiques étaient l’outil indispensable à la productivité et son service de messagerie, BlackBerry Messenger (BBM), fut le précurseur de ce qui est aujourd’hui WhatsApp. Ces appareils étaient les rois du monde professionnel et de la communication instantanée.

Sa chute fut aussi rapide que sa montée. Elle n’a pas su anticiper la révolution de l’iPhone et l’arrivée des écrans tactiles complets. Quand elle a tenté de réagir, il était déjà trop tard. Ni son système d’exploitation BlackBerry 10 ni ses tentatives ultérieures avec Android (comme les intéressants KEYone et KEY2) ne parvinrent à inverser la tendance. Sa disparition a marqué la fin d’une époque et la mort du clavier physique dans le haut de gamme.
HTC : Le pionnier oublié d’Android
Il est impossible d’évoquer l’histoire d’Android sans mentionner HTC. Ils ont fabriqué le premier téléphone Android de l’histoire, le HTC Dream. Pendant des années, ils furent la référence en matière de design et de qualité de fabrication, avec des appareils emblématiques comme le HTC Hero ou la série HTC One, dotée de son superbe boîtier en aluminium et de ses haut-parleurs frontaux BoomSound.

Sa surcouche de personnalisation, HTC Sense, fut longtemps la plus appréciée. Cependant, une série de décisions marketing peu judicieuses et la concurrence féroce de Samsung, puis d’autres marques asiatiques, l’ont peu à peu reléguée au second plan jusqu’à presque disparaître des cartes commerciales, du moins sur des marchés comme l’espagnol.
