La police britannique a démantelé une organisation internationale à l’origine de nombreux vols de smartphones à Londres, avec l’aide précieuse de la technologie Apple. Cette opération a révélé l’ampleur du problème de la criminalité liée aux appareils électroniques dans la capitale.
La Police Métropolitaine a annoncé l’arrestation de deux individus dans le nord-est de Londres le 23 septembre, dans le cadre de l’Opération Echosteep, pour leur lien présumé avec des appareils électroniques volés.
Ces hommes ont été accusés, avec un troisième suspect, de participation à un réseau criminel.
A l’arrestation, les suspects possédaient plusieurs dispositifs, et lors de perquisitions, les enquêteurs ont découvert environ 2000 appareils électroniques supplémentaires.
La police a également interpellé 15 autres personnes pour vols, fraudes, et pour leur implication dans ce réseau criminel.
Après ces interpellations, des recherches sur 28 propriétés à Londres et dans le Hertfordshire ont révélé encore 30 appareils volés.
Les autorités estiment que ce réseau a acheminé jusqu’à 40 000 smartphones volés du Royaume-Unis vers la Chine durant l’année passée, représentant près de 40% des vols signalés dans la capitale.

Impact de la technologie Apple sur l’enquête
L’Opération Echosteep a commencé en décembre 2024, point de départ d’une enquête qui a utilisé la fonction Find My d’Apple pour localiser un iPhone volé dans un entrepôt proche de l’aéroport d’Heathrow.
Ce dispositif a été retrouvé avec près de 1000 smartphones destinés à Hong Kong. D’autres commandes volées ont ensuite conduit à l’identification des suspects.
Le commandant Andrew Featherstone, à la tête de l’unité de vol de téléphones, a qualifié cette opération de plus grand effort du Royaume-Unis pour lutter contre ce type de criminalité.
Il a également exhorté les constructeurs comme Apple et Samsung à renforcer la sécurité de leurs produits, car de nombreux utilisateurs subissent des violences lors de ces vols ou perdent des souvenirs inestimables.
La majorité des appareils dérobés étaient des iPhones, vendus à des tarifs élevés sur le grey market.
Selon les autorités, ce groupe ciblait spécifiquement les produits Apple en raison de leur forte valeur à l’étranger : il a été rapporté que les voleurs pouvaient obtenir jusqu’à 300 livres (environ 350 euros) par appareil, tandis que certains téléphones se vendaient jusqu’à 5000 dollars (environ 4300 euros) en Chine.
La plupart des acheteurs seraient situés en Asie, où les dispositifs d’accès à Internet sont très recherchés pour contourner la censure gouvernementale.