Le Service de santé britannique alerte : les écouteurs à réduction de bruit pourraient nuire à votre cerveau

Le Service de Santé britannique avertit : les écouteurs à réduction de bruit pourraient nuire à votre cerveau

Une inquiétante tendance émerge parmi les jeunes : les cas de troubles du traitement auditif augmentent, liés à l’utilisation excessive des écouteurs à réduction de bruit. Bien que ces dispositifs promettent un répit dans le tumulte urbain, leur impact sur la capacité du cerveau à traiter les sons pourrait être plus néfaste qu’on ne le pense.

Cinq départements d’audiologie britanniques avertissent d’une augmentation des cas de troubles du traitement auditif chez les jeunes : l’annulation de bruit pourrait être en train de « désapprendre » au cerveau

Le Service de Santé britannique avertit : les écouteurs à réduction de bruit pourraient nuire à votre cerveau
Les écouteurs à réduction de bruit, utilisés de manière excessive, peuvent avoir des effets très négatifs sur la capacité à traiter les sons chez des oreilles en développement.

Les écouteurs à réduction de bruit figurent parmi les gadgets les plus vendus ces dernières années. On les retrouve partout : dans le métro, dans les bureaux, dans les rues. Ils nous offrent une oasis de silence au milieu du chaos urbain. Cependant, il semble que ce silence artificiel puisse avoir des conséquences inattendues.

Comme le rapporte la BBC, un rapport de cinq départements d’audiologie du NHS fait état d’une préoccupation croissante : un nombre croissant de jeunes sont référés par leurs médecins avec des problèmes d’audition. Curieusement, leurs tests auditifs sont normaux. Le problème réside dans la manière dont leur cerveau traite les sons.

Pourquoi les écouteurs à réduction de bruit pourraient « tromper » votre cerveau

Examinons le trouble du traitement auditif (APD). C’est une condition neurologique qui complique la compréhension des sons et des mots, même si l’oreille fonctionne parfaitement. La situation est préoccupante : selon un sondage réalisé en 2024, seulement 4 % des audiologistes britanniques se considèrent bien informés sur l’APD. De plus, pour les personnes de plus de 16 ans, il n’existe qu’un seul centre du NHS proposant une évaluation complète, avec une liste d’attente de neuf mois. Ce n’est pas rassurant.

Lors de notre visite à AudioLab au Danemark, nous avons appris que les chercheurs de Harman International, dirigés par le Dr Sean Olive, ont longtemps conduit des études approfondies sur les écouteurs et l’audition. Selon les propres mots d’Olive, ces expériences ont inspiré d’autres fabricants et organismes de santé à mener leurs propres recherches. Dans le cas du NHS, les résultats sont préoccupants, surtout chez les adolescents dont le cerveau apprend encore à traiter les sons.

L’histoire de Sophie, une jeune femme de 25 ans, est révélatrice. Elle utilise des écouteurs à réduction de bruit pendant cinq heures par jour et a dû abandonner les cours en présentiel à l’université parce qu’elle entendait les mots « comme du charabia ». Elle doit même quitter les bars et restaurants trop tôt car le bruit devient insupportable. Ses tests auditifs ? Parfaits.

Il existe des traitements qui peuvent aider, comme des applications d’entraînement auditif, telles que ToneGym ou EarGym, pour distinguer des mots similaires dans des environnements bruyants. Il existe aussi des microphones et des appareils auditifs spéciaux, mais le NHS ne les couvre que pour les étudiants. Les autres devront débourser.

Les experts conseillent d’utiliser le mode transparence autant que possible et de limiter le temps d’utilisation. Mais soyons réalistes : dans un monde de plus en plus bruyant, combien de gens sont prêts à renoncer à leur bulle de silence ? La responsabilité incombe désormais aux fabricants. Nous verrons s’ils choisissent de privilégier notre santé auditive ou de poursuivre la vente du rêve d’un isolement parfait.