La récente explosion de dispositifs de communication au Liban et en Syrie a provoqué une tragédie, faisant de nombreux morts. Ces incidents soulèvent des interrogations sur l’utilisation de composants explosifs spécifiques, mettant en lumière le rôle de la technologie dans des conflits meurtriers. Quel est donc le lien entre ces équipements et le PETN ?
La semaine dernière, nous avons informé sur les explosions de pagers et de talkie-walkies qui ont causé plusieurs morts. Selon les informations les plus récentes, les batteries des équipements utilisés par le groupe libanais Hezbollah pourraient contenir le produit chimique PETN. Qu’est-ce que c’est ?
Ce mardi, une explosion de pagers utilisés par des membres du Hezbollah a eu lieu au Liban et en Syrie. Au moins 12 personnes ont perdu la vie et des milliers ont été blessées, y compris des membres du groupe chiite libanais Hezbollah. Mercredi, 14 autres personnes sont mortes et des centaines ont été blessées à la suite d’explosions de talkie-walkies (IC-V82), encore une fois au Liban. L’attaque aurait été préparée par Israël pendant des mois.
Selon une source libanaise auprès de Reuters, les batteries des équipements trafiqués, qui ont été utilisées par le groupe armé libanais Hezbollah, contenaient un composé hautement explosif connu sous le nom de PETN (Pentaérythritol Tétra-nitrate).
À noter qu’environ cinq mille pagers avaient été vendus au Hezbollah par une entreprise de Taïwan il y a environ cinq mois. Israël aurait créé trois sociétés fictives pour vendre les équipements falsifiés.
Le jour de l’attaque des pagers, les équipements ont reçu un message à 15h30. Quelques secondes plus tard, ils ont explosé.
Le PETN est un explosif puissant appartenant à la famille des nitrates organiques, similaire au TNT ou à la nitroglycérine. Il est généralement utilisé dans des charges explosifs militaires, dans les munitions et comme explosif plastique (ex : C4, qui peut contenir du PETN). Il peut également être utilisé dans l’exploitation minière et dans les démolitions contrôlées.
Le PETN est très sensible aux impacts, à la chaleur et à la friction, mais reste relativement stable dans des conditions normales.
À la suite des attaques, on compte 37 personnes décédées.


