Les annonceurs et les plateformes financées par la publicité comme Facebook ont exprimé leurs objections aux politiques de suivi des applications d’Apple, et la société Cupertino fait maintenant face à des enquêtes antitrust sur la question dans deux pays européens.
Un nouveau rapport indique que l’Autorité française de la concurrence a trouvé des preuves d’un comportement anticoncurrentiel d’Apple en matière de suivi d’applications, suivant de près une découverte similaire en Allemagne…
Arrière-plan
Auparavant, Apple était heureux de permettre aux applications d’utiliser librement des identifiants de suivi anonymisés pour lier la diffusion d’annonces aux visites de sites Web. Cela a permis aux développeurs de vendre des publicités personnalisées dans leurs applications, qui génèrent plus de revenus que les publicités génériques.
Cela a changé avec l’introduction de la transparence du suivi des applications. Désormais, les développeurs d’applications doivent vous demander si vous souhaitez autoriser ce suivi. Si vous dites non (comme le font la plupart des gens), les applications ne sont pas autorisées à utiliser ce système.
Le propriétaire de Facebook et Instagram, Meta, était particulièrement contrarié par cela, prédisant que le changement de politique lui coûterait des milliards de dollars par an. En particulier, il s’oppose au fait que les propres applications d’Apple n’ont pas à demander l’autorisation de suivi, ce qui permet au fabricant d’iPhone de collecter des données précieuses qui ne sont pas disponibles pour les développeurs tiers.
En particulier, Apple est accusé de nuire aux plateformes publicitaires concurrentes afin de stimuler les activités de ses propres offres publicitaires sur l’App Store.
Réponse antitrust en Allemagne et en France
Le régulateur antitrust allemand a constaté la semaine dernière que ce comportement signifiait qu’Apple était une cible légitime pour des mesures spéciales visant à prévenir les abus de position dominante sur le marché.
Le Bundeskartellamt examine les règles de suivi d’Apple et l’App Tracking Transparency Framework dans le cadre d’une autre procédure (communiqué de presse du 14 juin 2022). L’autorité se penche notamment sur le soupçon initial selon lequel ces règles pourraient favoriser les propres offres d’Apple et/ou gêner d’autres entreprises.
Axios rapporte que la France est sur le point de faire avancer sa propre enquête sur le même problème.
L’Autorité française de la concurrence est susceptible d’aller de l’avant prochainement avec une enquête antitrust sur Apple concernant des plaintes liées aux modifications de 2021 de ses politiques de suivi des applications, ont déclaré des sources à Axios. […]
Les régulateurs français sont favorables à la publication d’une « communication des griefs » formelle aux parties impliquées dans l’affaire la semaine prochaine [which] signalerait à [both] groupes qui ont déposé des plaintes initiales concernant les actions d’Apple, et Apple, que l’autorité a trouvé des preuves de comportement anticoncurrentiel illégal lors de son test initial des plaintes qu’elle a reçues.
La plainte à l’origine de l’enquête a été déposée par quatre groupements publicitaires français.
Apple et le régulateur ont refusé de commenter le rapport.
Photo : Surasak_ch/Unsplash
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