Parce que les Russes n’ont rien à voir avec l’attaque des hackers contre Trenitalia et RFI

Parce Que Les Russes N'ont Rien à Voir Avec L'attaque

La Russie ne serait pas à l’origine de l’attaque de hackers qui a frappé les systèmes informatiques de Trenitalia et RFI, mais d’un banal gang cyber de hackers.

Non, les Russes n’ont rien à voir avec l’attaque de pirates sur Trenitalia. Dans le climat actuel, il est facile de se laisser emporter par l’imagination et de combiner deux histoires qui, pourtant, n’ont rien à voir l’une avec l’autre : d’une part la guerre en Ukraine, avec toute la part de guérilla cybernétique qu’elle comporte avec celui-ci, et de l’autre, une attaque de hackers dans les jours très tendus du conflit. Une cyberattaque qui frappe une infrastructure clé de notre pays, l’une de celles considérées comme « hostiles » par le gouvernement de Poutine. Ce sont donc les Russes qui nous ont frappés ? Non, les organisations de hackers russes n’ont rien à voir avec cette histoire.

Des sources faisant autorité interrogées par Netcost-security.fr expliquent que derrière l’attaque qui a frappé le réseau informatique Trenitalia et RFI il n’y aurait pas de Russie mais un cyber gang, une organisation de hackers dont le seul but est de gagner de l’argent grâce à une rançon. D’autre part, ce qui a frappé les chemins de fer de l’État est un rançongiciel classique, c’est-à-dire un virus qui s’infiltre dans les systèmes informatiques, crypte tout le contenu des disques durs et demande une rançon pour la clé nécessaire pour le déverrouiller.

Et en effet, sur les ordinateurs touchés par l’attaque, un de ces messages est apparu, à savoir la demande d’argent avec un délai et des instructions sur la façon de payer. Evidemment, le paiement demandé s’entend en Bitcoin. Il est question de plusieurs millions d’euros à verser dans les trois jours, délai au-delà duquel la demande est doublée. Dans de tels cas, le paiement est la seule option si vous n’avez pas de copies de sauvegarde de vos systèmes – il est impossible de récupérer un système chiffré par un rançongiciel d’une autre manière. Bref, pas de hackers russes mais « seulement » un gang de cybercriminels intéressés par l’argent.