L’organe artificiel a été réalisé avec une procédure moins invasive que la technique traditionnelle, tandis que la rapidité des opérations a permis de réduire les temps d’attente.
Steve Verza, premier patient avec une prothèse oculaire imprimée en 3D (Photo : Moorfields Eye Hospital)
Une prothèse oculaire plus réaliste et réalisable en moins de temps : c’est la promesse mise sur la plaque par un procédé de fabrication basé sur l’impression 3D expérimenté ces derniers jours et qui pour la première fois a été couronné de succès. Le bénéficiaire était Steve Verza, un patient britannique de 47 ans qui a reçu la première prothèse oculaire ainsi réalisée et qui pourrait être la première d’une longue série. L’organe artificiel a été fabriqué sous la supervision du Moorfields Eye Hospital, dont les techniciens et les médecins visent désormais à exploiter de plus en plus la procédure.
Les avantages de l’impression 3D
Les avantages énumérés de l’utilisation d’un œil imprimé en 3D sont avant tout esthétiques. Avec cette technique, la prothèse peut être réalisée en déposant le matériau couche par couche. De cette façon, il n’est pas nécessaire de donner l’illusion d’une profondeur interne à l’organe, comme cela arrive avec les prothèses normales où l’iris et la pupille sont peints à la main sur la surface acrylique ; la profondeur des éléments internes peut être reproduite en les structurant en trois dimensions lors du processus d’impression. La procédure est aussi moins invasive : pour créer des prothèses traditionnelles de la bonne taille, en effet, on part d’un modèle initial qui doit être réalisé à partir de l’orbite, alors qu’en impression 3D on peut partir d’un simple scan numérique qui ne nécessitent un contact avec le patient. .
Procédure plus rapide
Le dernier avantage de l’impression 3D de prothèses oculaires est le délai d’exécution. Selon les médecins du Moorfields Eye Hospital, l’ensemble de la procédure – de la numérisation à l’impression et à la finition des finitions – prend entre deux et trois semaines, tandis que la fabrication d’implants en acrylique prend le double du temps. La procédure a le potentiel de réduire la longueur des listes d’attente des patients et de leur donner des yeux artificiels plus réalistes.
