Mercedes-Benz menace à son tour de fermer ses usines en Allemagne

Mercedes-Benz menace à son tour de fermer ses usines en Allemagne

Après Volkswagen, Mercedes-Benz menace à son tour de fermer des usines en Allemagne. La marque cherche des accords pour réduire ses coûts face à la baisse des ventes en Chine et l’impact des tarifs douaniers américains. Le syndicat IG Metall s’oppose fermement à ces menaces de fermeture.

Après Volkswagen, Mercedes-Benz annonce à son tour qu’elle pourrait fermer une usine d’assemblage et une unité de production de systèmes de propulsion en Allemagne. Cette décision dépend d’un accord avec le syndicat IG Metall sur des mesures de réduction des coûts.

Mercedes en Chine

À la suite des restructurations annoncées par Volkswagen, c’est désormais Mercedes-Benz qui envisage la fermeture d’usines sur son territoire national. Michael Schiebe, responsable de la production, a indiqué que deux sites sont menacés. La marque doit trouver un terrain d’entente avec le syndicat IG Metall pour mettre en place de nouvelles économies.

Cette pression économique s’explique par la chute récente des ventes de Mercedes-Benz en Chine, un marché autrefois très profitable, et par le coût des tarifs douaniers américains. Ces droits de douane ont représenté une charge d’environ 1,1 milliard de dollars pour le constructeur en 2025.

La position de Mercedes-Benz et la réaction des travailleurs

D’après NET, Michael Schiebe a déclaré à l’usine de Sindelfingen que l’objectif reste de conserver tous les sites de production en Allemagne. Cependant, si cet objectif s’avère impossible, la marque devra procéder à la fermeture d’une unité d’assemblage et d’une unité de propulsion.

Dans un communiqué, Mercedes-Benz a précisé avoir besoin de « conditions-cadres qui améliorent la productivité en Allemagne ». Le constructeur dispose actuellement de trois usines d’assemblage et de sept unités de propulsion dans le pays, sans préciser lesquelles pourraient être concernées.

Les représentants des travailleurs ont fermement rejeté cette approche. Ils ont souligné que la menace de fermetures n’est pas une méthode acceptable pour bâtir l’avenir. Ils ont averti que toute tentative en ce sens rencontrerait une « résolution déterminée ».

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Le cas Volkswagen

Cette annonce fait écho à la situation chez Volkswagen. Le 3 septembre, le conseil de surveillance du groupe a approuvé à l’unanimité son « Future Plan 2030 ». Ce plan vise un bénéfice opérationnel de 31 milliards d’euros et une marge de 9% d’ici 2030.

Pour y parvenir, le groupe prévoit de réduire sa gamme de modèles d’environ 50% et la complexité de son offre de 75% d’ici 2035. Il anticipe environ 50 000 suppressions d’emplois supplémentaires, y compris des postes de direction, venant s’ajouter à 50 000 déjà convenues. Les licenciements forcés resteraient exclus jusqu’en 2030.

Quatre usines allemandes (Emden, Zwickau, Hanovre et Neckarsulm) n’ont pas de production assurée au-delà de 2031, même si aucune fermeture n’est actée. La marque Seat pourrait également être abandonnée d’ici 2029 au profit de Cupra, plus rentable, une information non confirmée officiellement par Volkswagen.

Parallèlement, le groupe poursuit ses ajustements. Porsche a finalisé la vente de ses parts dans Bugatti Rimac pour environ un milliard d’euros, et Audi a cédé la majorité d’Italdesign, une société de design et d’ingénierie dont le groupe détenait 90% depuis 2010.