Pourquoi tout le monde publie-t-il des photos de 2016 ?

Pourquoi tout le monde publie-t-il des photos de 2016 ?

Un mystérieux phénomène récent attire l’attention des utilisateurs de réseaux sociaux : des photos datant de 2016 font leur réapparition sans explications claires. Ce retour inattendu pourrait s’expliquer par la nostalgie et l’interaction croissante des utilisateurs sur Instagram, revisitant ainsi leurs souvenirs d’une époque moins orientée vers le contenu commercial.

Immagine

C’est un phénomène un peu particulier. Récemment, des photos de 2016 ont commencé à faire surface sur les réseaux sociaux. Elles avaient déjà été partagées sur Instagram en 2016 et sont uniquement rediffusées aujourd’hui. Pas d’hashtags, pas de mots-clés, pas d’stickers et heureusement, pas non plus de campagnes publicitaires associées. Bien sûr, certaines marques de crèmes anti-âge pourraient habilement profiter de ce phénomène pour gagner quelques vues.

C’est un immense retour en arrière. Tellement grand que le compte officiel d’Instagram a décidé de participer en publiant une photo. Ils ont opté pour une image avec la mention 2016 et le filtre Rio. Mais pourquoi les photos de 2016 deviennent-elles si virales ? Effectivement, cela fait exactement 10 ans depuis 2016. Toutefois, ce raisonnement pouvait déjà être appliqué les années précédentes. Pourtant, nous n’avons jamais rien vu de similaire.

Trois explications pour le phénomène de 2016

Pour l’instant, il n’y a pas de raison claire identifiée pour le lancement de cette tendance. On peut néanmoins observer quelques facteurs. D’abord, c’est l’effet boule de neige. Plus d’utilisateurs le font, plus d’autres le découvrent, et plus il y a de personnes qui y participent. Ensuite, les utilisateurs d’Instagram aujourd’hui< strong> étaient également présents en 2016. En fait, ils publiaient peut-être encore plus, car Instagram a clairement évolué vers une plateforme de micro-contenu. Trouver des photos à partager pour participer à cette tendance n’est donc pas si difficile : il suffit de faire défiler son propre profil et de récupérer celles où l’on est présentable.

Enfin, il y a un peu de nostalgie. Mais pas seulement par rapport à notre état d’il y a 10 ans. Peut-être existe-t-il une pointe de nostalgie pour comment nous utilisions les réseaux sociaux il y a 10 ans. Le journaliste Ben Smith, dans son œuvre Traffic (Altrecose, 2024), fixe au 26 février 2015 ce qu’il appelle « le dernier jour agréable d’Internet ». C’était le jour du phénomène The Dress, la robe que certains voyaient en noir et bleu et d’autres en or et jaune. Au final, la robe était noire et bleue, une version dorée et jaune n’ayant été produite qu’après cet épisode.

En 2016, il y avait déjà des stars de Facebook et des YouTubers, mais c’était aussi un moment où les réseaux sociaux apparaissaient comme un espace plus authentique, où il avait encore du sens de partager l’album de vacances sur Facebook ou d’ouvrir un profil Instagram sans penser à devenir un créateur. Il y avait encore des challenges collectifs, comme la Mannequin. C’étaient des temps plus légers. Ou peut-être pas. Peut-être que le temps a teinté tout cela d’un blanc nostalgique, même sur les réseaux sociaux.

Immagine