Un analyste financier avertit qu’OpenAI pourrait être confronté à une crise de trésorerie imminente, menaçant l’accès gratuit à ses outils d’intelligence artificielle. Les coûts d’exploitation élevés liés à la dépendance à Microsoft et à la puissance des processeurs NVIDIA deviennent préoccupants.
L’expert financier Sebastian Mallaby met en garde contre le risque de pénurie de fonds chez OpenAI

L’enthousiasme pour l’intelligence artificielle générative a masqué une réalité financière devenue difficile à supporter. Chaque requête dans le chat entraîne un coût que personne ne paie. Sebastian Mallaby, analyste financier du Council on Foreign Relations, souligne qu’OpenAI risque une crise de liquidité qui pourrait forcer Sam Altman à reconsidérer l’accessibilité de ses outils pour les utilisateurs.
Former et maintenir des modèles comme GPT-5.2 nécessite une grande quantité de processeurs NVIDIA tournant en continu, consommant des ressources financières et énergétiques à un rythme que les abonnements de vingt euros ne peuvent soutenir. Si la société manque de liquidités, les services que vous considérez comme acquis, comme l’assistance à la programmation ou à la rédaction de courriels, pourraient subir des réductions de performance, des temps d’attente prolongés, ou disparaître derrière un mur de paiement beaucoup plus élevé.
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Sam Altman, PDG d’OpenAI
Les informations rapportées par Yahoo Finance mettent en lumière un déséquilibre financier où les dépenses opérationnelles mettent en péril toute tentative de rentabilité. La dépendance vis-à-vis de Microsoft est totale : l’entreprise a dépensé 865 millions de dollars pour utiliser l’infrastructure Azure en seulement neuf mois en 2025. Cela signifie qu’OpenAI ne possède pas les serveurs où résident ses IA ; elles sont hébergées dans un espace qu’elle ne peut financer par ses revenus actuels.
Ce tableau évoque la bulle immobilière d’il y a des années, où des actifs avaient des valeurs déconnectées de la réalité, ayant entraîné des pertes financières considérables. L’utilisateur perçoit une avancée technologique, mais derrière cela se cache une structure déficitaire qui dépend d’injections de fonds externes. Si ce flux de ressources s’interrompt, l’impact se fera immédiatement sentir sur votre expérience numérique, car l’informatique en nuage n’est pas gratuite.
Pour tenter de maintenir la tête hors de l’eau, Altman a cherché des financements auprès de grandes entreprises. L’idée de lancer des agents d’IA spécialisés à 20 000 dollars par mois n’est pas une amélioration pour l’utilisateur moyen, mais un moyen de générer des fonds. Ainsi, l’entreprise facture des montants élevés aux sociétés pour subventionner désespérément l’utilisation massive par le grand public, avant que les investisseurs ne se lassent de perdre de l’argent.
La pression est accrue après l’activation du code rouge pour échapper à la concurrence de Gemini, le modèle de Google qui, déjà intégré aux téléphones Android, a surpassé GPT-5.2. Cette bataille oblige OpenAI à investir encore plus dans un matériel qu’elle ne possède pas, amplifiant un déclin que de nombreux analystes qualifient de « hiver de l’intelligence artificielle ». C’est une course en avant vers un avenir où la question demeure si l’accès à l’IA sera possible sans un solde bancaire à six chiffres.
Le maintien de ces fonctionnalités avancées requiert un coût d’environ 18 400 € par mois actuel. OpenAI doit compter sur les grandes entreprises pour financer cette infrastructure, plaçant la survie de l’IA gratuite dans une situation de risque permanent face à la faiblesse de ses propres revenus.
