Carlotta Perego, victime d’une arnaque : « Ça me détruit de penser à mon visage volé par l’IA »

Carlotta Perego, victime d'une arnaque : "Cela me détruit de penser à mon visage volé par l'IA"

Une influenceuse très suivie a récemment révélé qu’elle avait été victime d’un vol d’image avec un deepfake. Des vidéos trompeuses utilisant son visage pour faire la promotion de produits non conformes à ses valeurs posent un sérieux problème. Ses déclarations soulignent l’urgence de protéger les droits individuels face à ces technologies.

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Carlotta Perego, connue sous le nom de Cucina Botanica, est l’une des food bloggers les plus célèbres en Italie. Avec 1,4 million d’abonnés sur Instagram, ses recettes et ses conseils en alimentation végétale attirent chaque jour l’attention de milliers de personnes.

Sur ce même réseau social, Carlotta a récemment partagé sa mésaventure : elle est devenue victime d’un vol d’image. Son visage a été utilisé, sans son accord, dans un vidéo deepfake visant à promouvoir des compléments alimentaires et des produits de perte de poids.

Le problème des vidéos deepfake

Les programmes générant des vidéos deepfake ont atteint un degré d’exactitude tel que les arnaqueurs peuvent exploiter l’image de personnalités connues (mais n’importe qui peut être touché). Des exemples passés incluent des vidéos avec les visages de figures publiques sponsorisant de fausses plateformes de trading en ligne.

Cette fois-ci, c’est le tour de Carlotta Perego. Elle a gagné une grande notoriété qui dépasse le cadre des réseaux sociaux. Auteur de plusieurs livres de cuisine à succès, elle a récemment lancé son propre programme télévisé. Son visage est désormais bien connu, surtout parmi les amateurs de cuisine. Les arnaqueurs avaient clairement conscience de cette visibilité.

Les mots de Carlotta Perego

Dans ses histoires, Carlotta a partagé l’impact émotionnel de découvrir qu’sa présence était utilisée sans son consentement pour promouvoir des produits contraires à ses valeurs. Cette situation l’a profondément touchée, la laissant préoccupée par la possibilité que des gens pensent que la personne dans le vidéo soit vraiment elle au lieu d’une création d’IA.

« Il y a ma tête qui bouge, moi disant des choses, et c’est vraiment effrayant que l’IA puisse produire ce genre de contenu en volant l’image de quelqu’un », a écrit Carlotta dans l’une de ses histoires. « La plupart des gens s’en rendent compte, mais l’idée que quelqu’un puisse tomber dans le piège me détruit. » Bien que ceux familiarisés avec l’IA puissent distinguer un deepfake, une personne non avertie pourrait facilement être dupée.

C’est pourquoi Carlotta a opté pour porter plainte, comme mentionné dans une de ses histoires hier : « Aujourd’hui, j’ai déposé une plainte pour le vol de mon image dans la vidéo créée par IA que j’ai mentionnée hier. Quoi qu’il arrive, je pense qu’il est essentiel de ne pas laisser passer ces faits sous silence. »

Pourquoi réaliser un tel vidéo est un délit

Ce qu’elle a subi constitue clairement un délit. Depuis le 10 octobre 2025, une nouvelle infraction pénale relative à la « Diffusion illégale de contenus générés ou altérés par IA » a été introduite dans le Code Pénal italien (article 612-quater). Cela stipule que créer ce type de contenu sans le consentement de la personne concernée constitue un délit passible d’emprisonnement.

« Quiconque cause un préjudice injuste à autrui en cédant, publiant ou diffusant d’une autre manière des images, vidéos ou voix falsifiées ou altérées par l’utilisation de systèmes d’intelligence artificielle, induisant en erreur sur leur authenticité, est puni d’une peine de réclusion de un à cinq ans », stipule le Code Pénal.