Une récente mise en garde souligne que l’augmentation des coûts de mémoire RAM pourrait entraîner une hausse des prix des ordinateurs et des baisses de ventes significatives d’ici 2026. Cette situation résulte d’un déplacement de la production vers les serveurs, impactant directement le marché des PC.
IDC alerte sur la hausse des coûts des ordinateurs due à la pénurie de mémoire RAM

IDC signale que le marché mondial des PC pourrait se contracter jusqu’à 9% en 2026, en raison de l’IA. Il y a quelques semaines, la prévision évoquait un léger déclin de 2,4%, mais la montée des prix de la RAM et du stockage NAND a poussé à une réévaluation. Le matériel coûte de plus en plus cher alors que les besoins se font ressentir, comme l’indiquent nos sources de Tom’s Hardware.
Cette situation ne résulte pas d’une simple fluctuation temporaire, mais d’un réajustement de l’utilisation du silicium susceptible de durer plusieurs années. Les fabricants privilégient les mémoires HBM et DDR5 pour les centres de données, ce qui réduit la disponibilité de puces pour vos futurs ordinateurs portables. De ce fait, des marques comme Dell ou HP doivent revoir leurs marges bénéficiaires.
Exigences de Copilot+ face à une hausse des coûts des composants
Il est ironique que l’industrie promeuve les « PC AI » alors que le marché souffre d’un manque de mémoire pour les produire. En examinant les exigences de Copilot+ de Microsoft, il est clair que 16 Go de RAM sont le minimum requis, mais la pénurie rendra l’acquisition de configurations adéquates très coûteuse. Parallèlement, le nombre d’utilisateurs de Linux augmente, précisément parce que il n’impose aucune contrainte. Cependant, cela reste une autre histoire.
Un autre facteur à considérer est la fin du support de Windows 10, qui pourrait forcer des millions d’utilisateurs à renouveler leur matériel au moment où les prix seront les plus élevés (l’alternative Linux reste envisageable). Cette situation pourrait entraîner une hausse du prix moyen des ordinateurs de 8%, touchant surtout les petits assembleurs et ceux qui souhaitent monter leur propre machine.
Dans cette optique, des fabricants comme Lenovo ou Asus possèdent une meilleure capacité de résistance grâce à leurs accords d’approvisionnement. Cependant, les marques régionales et le secteur du gaming seront plus affectés par le manque de stocks. On assiste ainsi à un scénario où le secteur des PC perd la bataille de l’approvisionnement face aux géants du cloud.
Cette problématique atteint également les smartphones, avec une prévision de baisse des ventes de 5% pour 2026. IDC estime que votre prochain modèle haut de gamme aura moins de RAM que l’actuel afin de ne pas faire grimper les prix. Les fabricants préféreront réduire les spécifications plutôt que de subir des pertes financières dues à la hausse des composants.
En revenant sur les crises passées, seules la crise de 2009 ou le déclin après la pandémie ont montré des chiffres de baisse similaires. La différence réside dans le fait que le problème actuel est structurel et dépend de la demande insatiable de l’infrastructure d’IA. Les utilisateurs se trouvent confrontés à un dilemme : payer plus pour un ordinateur qu’ils n’avaient pas prévu de renouveler.
