Qu’est-ce que le masque hypoxique, l’équipement utilisé par Silvert Bakken la nuit de sa mort

Qu'est-ce que le masque hypoxique, l'équipement utilisé par Silvert Bakken la nuit de sa mort

L’ipossia, souvent rencontrée par les alpinistes, peut entraîner des symptômes graves. La récente tragédie de Silvert Bakken soulève des questions sur l’utilisation des masques hypoxiques pour simuler cette condition. Découvrez le fonctionnement de ces dispositifs et les résultats des études sur leur efficacité.

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L’ipossie est une condition bien connue des pratiquants d’alpinisme en haute altitude. Les premiers symptômes peuvent apparaître dès 2 500 mètres, mais c’est principalement entre 3 000 et 3 500 mètres que les problèmes se manifestent. Les symptômes incluent la nausée, l’insomnie, des difficultés de récupération et une fatigue persistante. Dans les cas les plus graves, cela peut mener à un œdème pulmonaire. L’ipossie désigne la manque d’oxygène et, aujourd’hui, des masques existent pour imiter cette condition.

Le 22 décembre, Silvert Bakken est décédé. Âgé de 27 ans, ce Norvégien était un athlète de biathlon en camp d’entraînement en Italie, plus précisément à l’Albergo Dolomiti au Passo di Lavazè, en Trentino. Bakken préparait les Olimpiades de Milan-Cortina qui débuteront en février prochain. Les premières analyses indiquent que son décès s’est produit pendant la nuit, alors qu’il portait une masque hypoxique.

Le lien entre la mort de Bakken et la masque hypoxique n’a pas encore été établi. De plus, il avait un antécédent de pericardite qui l’avait contraint à interrompre sa carrière sportive. Il est important de noter que ce dispositif n’est pas considéré comme un produit dopant et est facilement accessible, avec des modèles à partir de 40 euros disponibles sur Amazon. Il est également connu sous le nom ETM, Elevation Training Mask.

Fonctionnement de la masque hypoxique

La masque fonctionne avec un mécanisme relativement simple. Grâce à une série de filtres et de valves, elle réduit la quantité d’oxygène entrant dans notre système respiratoire. Selon les modèles, les niveaux d’oxygène devraient diminuer de 6 à 10 fois. Ce dispositif peut être utilisé aussi bien lors des entraînements pour simuler l’effort en altitude que pendant le repos pour imiter un acclimatation en haute altitude.

Quels sont les effets ? Bien que les discours de vente soient élogieux, les études scientifiques semblent plus réservées concernant leur efficacité. L’une des études les plus mentionnées date de 2016, intitulée Effect of Wearing the Elevation Training Mask on Aerobic Capacity, Lung Function, and Hematological Variables.

24 sujets relativement entraînés ont été analysés. Tous ont suivi un programme d’entraînement en haute intensité sur six semaines. Une partie a utilisé la masque hypoxique, l’autre non. À l’issue de l’étude, il a été observé que le groupe portant la masque n’a pas présenté des conditions similaires à un entraînement en haute altitude, même si certains résultats se sont révélés différents :

“Le port de l’ETM lors d’un programme d’entraînement à haute intensité de 6 semaines avec cycloergomètre ne semble pas agir comme un simulateur d’altitude, mais plutôt comme un dispositif d’entraînement des muscles respiratoires.”