Elon Musk menace de renvoyer ses travailleurs s’ils ne respectent pas ses exigences : « C’est de la pure malice »

Elon Musk amenaza con deportar a sus trabajadores si no cumplen con lo que les exige: "Es pura maldad"

Cristina Balan, ancienne ingénieure de Tesla, a décidé de rouvrir son affaire contre Elon Musk après des années de bataille juridique. Cette décision pourrait révéler des pratiques controversées au sein de l’entreprise de voitures électriques dont le fondateur est souvent critiqué.

La femme qui a défié le magnat relance son affaire après des années d’arbitrage : un procès public pourrait mettre en lumière des pratiques irrégulières dans l’entreprise

Elon Musk menace de déporter ses employés si ses exigences ne sont pas respectées : "C
Cristina Balan n’a pas caché son animosité envers Elon Musk, qu’elle a décrit comme un « monstre de pure malice »

L’ancienne ingénieure de Tesla Cristina Balan se bat contre Elon Musk en justice depuis dix ans. Son affaire a mis en lumière des pratiques professionnelles douteuses, mettant la société de voitures électriques sous pression. Tout a commencé par un signalement de sécurité et a évolué en une bataille judiciaire qui révèle le côté le moins humain de l’entreprise d’Elon Musk.

Selon les informations de Futurism, Balan a découvert en 2014 un défaut sur les Model S : les tapis de sol pouvaient bloquer les freins en se glissant sous les pédales. Après avoir signalé cela par le biais officiel, la réaction de l’entreprise a été sévère : les avocats de Tesla ont menacé de déporter son équipe (des immigrés en train de demander leur carte verte) si elle ne démissionnait pas volontairement.

Un bras de fer judiciaire qui arrive enfin devant les tribunaux

Les poursuites contre Tesla ne sont pas nouvelles. Le fabricant a dû interrompre les ventes du Cybertruck en raison de problèmes avec des panneaux qui volaient en 2023. Dans le cas de Balan, elle a poursuivi la société en 2019 pour diffamation, mais a perdu en arbitrage. La bonne nouvelle pour elle est survenue en avril : un tribunal a annulé cette décision, lui permettant de porter le cas devant un tribunal public.

« Nous espérons nous confronter à Musk devant un jury », a déclaré Balan à la BBC. Son avocat, Bill Moran, souhaite « réhabiliter son nom après tant d’années ». Comme beaucoup d’entreprises technologiques, Tesla impose des arbitrages privés dans ses contrats, une stratégie utilisée par 60 % des entreprises américaines pour éviter la publicité des procès.

Ce n’est pas un cas isolé. L’entreprise fait face à plusieurs accusations de licenciements antisyndicaux et rencontre même des problèmes avec l’industrie cinématographique pour avoir utilisé des images sans autorisation. Un ancien employé afro-américain a d’ailleurs obtenu 137 millions de dollars pour harcèlement racial, une indemnité historique. En 2023 des rapports ont révélé plus de 2 400 plaintes liées à des défauts de freinage et 1 500 pour des accélérations involontaires. À cela s’ajoutent les accidents de l’Autopilot, comme lorsqu’un Tesla a heurté un mur sur une route peinte, illustrant les limites de sa technologie autonome.

Fait intéressant, les initiales de Balan sont gravées sur les premières batteries du Model S, ce qui rend le conflit encore plus amer. Les arbitrages secrets sont considérés par la professeure Anat Admati de Stanford comme une méthode utilisée par les grandes entreprises pour museler les critiques. « Musk est un monstre de pure malice », a confié Balan au Times après avoir surmonté un cancer.