La Chine frappe le monde avec son avancée technologique et prévoit d’avoir la première centrale de fusion nucléaire en 2030

La Chine frappe le monde avec son avancée technologique. Elle prévoit d'avoir sa première centrale de fusion nucléaire d'ici 2030

La Chine annonce la mise en service d’une centrale de fusion nucléaire d’ici 2030, devançant ainsi ses rivaux occidentaux. Ce projet ambitieux vise à produire de l’énergie de manière plus efficace et durable, tout en réduisant les déchets radioactifs. Les avancées technologiques chinoises dans ce domaine pourraient changer la donne.

Pékin surprend le monde technologique avec son annonce de la première centrale commerciale de fusion-fission, prenant de l’avance sur les concurrents occidentaux qui pourraient être retardés de plusieurs décennies

La Chine frappe le monde avec son avancée technologique. Elle prévoit d'avoir sa première centrale de fusion nucléaire d'ici 2030
Un réacteur hybride qui promet de multiplier par 30 l’énergie consommée, dépassant tous les records actuels pendant que l’Europe et les États-Unis continuent d’expérimenter sans dates précises

La Chine accélère ses ambitions en fusion nucléaire et transforme le paysage énergétique mondial. Le pays a annoncé la mise en service de Xinghuo en 2030, une centrale commerciale de fusion nucléaire, devançant de cinq ans son calendrier initial et laissant derrière lui ses concurrents occidentaux.

Selon El Confidencial, il ne s’agit pas d’une expérience en laboratoire, mais d’une centrale hybride de fusion-fission conçue pour être connectée au réseau électrique. Avec un investissement de 2,76 milliards de dollars, Xinghuo vise à générer 100 mégawatts de manière continue, un objectif jamais atteint jusqu’à présent.

L’engagement de la Chine à dominer la fusion nucléaire

Le futur réacteur sera construit sur l’île scientifique de Yaohu, choisie pour ses riches dépôts de cuivre, matériau clé pour les supraconducteurs. Ce projet s’inscrit dans le plan « Fabriqué en Chine 2025 », selon lequel Pékin investit jusqu’à 1,5 milliard par an dans la fusion nucléaire, presque le double des investissements des États-Unis, ce qui explique leur avance sur leurs rivaux.

La technologie hybride proposée par la Chine marque un changement radical par rapport aux réacteurs conventionnels. Son design tirera parti des neutrons générés lors de la fusion pour déclencher des réactions de fission dans les matériaux environnants, multipliant ainsi l’énergie produite tout en réduisant significativement les déchets radioactifs.

Cette avancée en fusion nucléaire ne se limite pas à un projet. La Chine développe également des moteurs nucléaires pour des vaisseaux spatiaux, ce qui pourrait réduire le voyage vers Mars à seulement trois mois. Tout indique une stratégie globale pour dominer les technologies nucléaires, tant terrestres qu’aérospatiales.

Le réacteur Xinghuo vise à multiplier par 30 l’énergie consommée, un facteur que les scientifiques appellent « Q ». Une efficacité sans précédent comparée à ses homologues : le projet international ITER espère seulement multiplier par 10 son énergie, tandis que les États-Unis n’ont réussi à la multiplier que par 1,5 lors de leur meilleur test en 2022.

Les scientifiques chinois utilisent d’ores et déjà l’intelligence artificielle pour contrôler le plasma à des températures extrêmes, l’un des principaux défis pour maîtriser la fusion. L’emploi de l’IA pour maintenir le plasma à des millions de degrés pourrait être la solution dont ils ont besoin pour respecter cet ambitieux calendrier.

Si tous les objectifs sont atteints, la Chine devancera de quelques années le STEP britannique (2040) ou même son propre réacteur CFETR prévu pour 2035. Aux États-Unis, l’entreprise Helion Energy affirme qu’elle fournira de l’électricité de fusion en 2028, mais avec un design beaucoup plus modeste et une technologie totalement différente.

L’histoire de la fusion nucléaire est jalonnée de promesses non tenues et de dates dépassées. Les scientifiques font encore face à des défis énormes : créer des matériaux capables de résister à des conditions extrêmes et produire suffisamment de tritium, un élément rarissime nécessaire au processus. Néanmoins, la détermination de la Chine et son historique d’avancées suggèrent que nous pourrions être témoins cette fois d’un véritable accomplissement.