Le Pentagone bloque DeepSeek. Ses employés ne cessaient de l’utiliser

Le Pentagone bloque DeepSeek. Ses employés ne cessaient de l'utiliser

Une nouvelle IA chinoise, DeepSeek, a provoqué l’inquiétude au sein du Département de la Défense américain, entraînant son interdiction après que des employés aient accédé à ses serveurs. Les risques de sécurité nationale se sont intensifiés, suscitant des restrictions similaires au sein d’autres agences gouvernementales et de l’armée. Une alternative sure a été proposée.

Des employés du Département de la Défense américain se connectaient à l’IA via des serveurs chinois, mettant leurs données en péril

Le Pentagone bloque DeepSeek. Ses employés ne cessaient de l'utiliser
DeepSeek est un acteur perturbateur dans le monde des modèles d’IA de plusieurs manières

La discussion technologique de la semaine dernière s’est concentrée sur DeepSeek. Ce modèle d’IA open source d’origine chinoise a été une force perturbatrice si forte qu’il a entraîné une perte considérable de valeur boursière pour NVIDIA, qui était récemment le leader du secteur technologique, spécialisé dans le développement de puces pour les modèles d’intelligence artificielle.

Selon Forbes, l’IA chinoise qui a supplanté le fabricant de GPU et rendu le Projet Stargate obsolète a récemment été interdite au Pentagone. Pourquoi ? Malgré les mises en garde qui la qualifient de menace pour la sécurité nationale aux États-Unis (et dans d’autres pays comme l’Italie), ses employés continuaient de l’utiliser.

Les motifs du blocage

D’abord, il a été constaté que des serveurs chinois avaient été accessibles pour utiliser DeepSeek depuis les ordinateurs d’employés du Département de la Défense (DoD). Cet accès a eu lieu, au moins, les 24, 25 et 26 janvier. Le 28 janvier, l’Agence des systèmes d’information de défense (DISA) a bloqué l’accès à DeepSeek via son site web, bien que certains équipements aient continué à y accéder jusqu’au 29 janvier.

Comme mentionné précédemment, DeepSeek stocke des données sur des serveurs chinois, soumis à des lois locales les obligeant à transmettre les informations à leur gouvernement. Selon les rapports, la Chine pourrait exploiter les données recueillies des employés du DoD connectés à ses serveurs pour acquérir des secrets militaires ou influencer des opérations, ce qui constituerait un risque pour la sécurité nationale.

Le blocage de DeepSeek a généré des tensions au sein des différentes branches de l’armée. La marine et l’armée de l’air américaines ont interdit à leurs membres d’utiliser « de quelque manière que ce soit » cette IA chinoise, en raison de « préoccupations éthiques et sécuritaires ». Par ailleurs, la marine considère que ce modèle représente un « risque unique » pour les informations classifiées.

Quoi qu’il en soit, les différentes branches de l’armée et le DoD recommandent d’utiliser Ask Sage, une plateforme approuvée qui permet d’accéder au modèle de DeepSeek tout en évitant les serveurs chinois. La NASA, le Congrès américain et l’État du Texas ont également interdit l’utilisation de DeepSeek sur les appareils de leurs employés.