Cette semaine, la nouvelle loi de l’UE sur l’intelligence artificielle entrera en vigueur, interdisant les systèmes jugés à ‘risque inacceptable’. Avec des réglementations claires, elle vise à allier innovation et protection des droits fondamentaux, faisant ainsi de l’Europe un modèle de sécurité dans le domaine de l’IA.
La nouvelle Loi sur l’Intelligence Artificielle de l’UE sera effective cette semaine, interdisant les systèmes d’IA à ‘risque inacceptable’

En mars dernier, le Parlement Européen a approuvé la première loi relative à la régulation de l’Intelligence Artificielle (IA) et cette semaine, la nouvelle Loi sur l’Intelligence Artificielle de l’Union Européenne entrera en vigueur avec un objectif clair : stimuler l’innovation tout en garantissant la sécurité et le respect des droits fondamentaux des individus.
Sans aucun doute, l’une des mesures phare de cette nouvelle Loi sur l’Intelligence Artificielle de l’UE est l’établissement de niveaux de risque que chaque IA doit respecter pour pouvoir opérer sur le territoire européen. Ainsi, si une IA ne répond pas à ces critères, son utilisation sera prohibée au sein de l’Union Européenne.
Activités jugées inacceptables par l’UE pour un système d’Intelligence Artificielle
Comme rapporté par TechCrunch, la nouvelle Loi sur l’Intelligence Artificielle de l’UE a défini quatre niveaux de risque qui serviront à identifier les IA acceptables et celles qui ne le sont pas au sein de l’Union Européenne :
- Risque minimal : IA non soumise à supervision comme, par exemple, les filtres anti-spam
- Risque limité : systèmes d’IA soumis à une surveillance légère comme, par exemple, les chatbots d’assistance clientèle
- Risque élevé : IA soumise à un contrôle strict comme, par exemple, les systèmes de recommandation en santé
- Risque inacceptable : systèmes d’IA totalement prohibés pour des pratiques d’IA interdites définies à l’article 5 de cette nouvelle Loi sur l’IA de l’UE
Dans ce sens, certains systèmes d’Intelligence Artificielle jugés inacceptables par l’Union Européenne comprennent :
- Une IA utilisée pour le scoring social, comme par exemple, la création de profils de risque basés sur le comportement d’une personne
- Une IA qui influence les décisions d’une personne d’une manière subliminale ou trompeuse
- Une IA qui exploite les vulnérabilités des individus comme la jeunesse, le handicap ou la situation socioéconomique
- Une IA utilisant la biométrie pour découvrir des caractéristiques personnelles comme, par exemple, l’orientation sexuelle
- Une IA qui collecte des données biométriques « en temps réel » dans des lieux publics
- Une IA qui classe des personnes comme de potentiels criminels en fonction de leur apparence
- Une IA qui tente de déduire les émotions des personnes sur leur lieu de travail ou d’étude
- Une IA qui crée ou agrandit des bases de données de reconnaissance faciale à partir d’images de caméras de sécurité ou disponibles sur Internet
Cette nouvelle réglementation européenne sur l’IA stipule que toutes les entreprises utilisant des systèmes d’IA réalisant ces activités encourront des amendes considérables, peu importe leur localisation, allant jusqu’à 35 millions d’euros ou jusqu’à 7 % de leur chiffre d’affaires annuel de l’exercice précédent, en appliquant toujours le montant le plus élevé entre les deux.
